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La voix de l'Institut Schiller France - Schiller Institute

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  • 🔴 Le Commandement spatial américain planifie le déploiement d'armes dans l'espace Le général Stephen Whiting, chef du Commandement spatial américain (SPACECOM), souhaite déployer des armes dans l'espace. "Nous sommes un commandement combattant et nous combattons pour gagner les guerres. Pour gagner, nous avons besoin de feux crédibles, reconnus, cinétiques et non cinétiques. Ce sont des éléments clés pour établir la supériorité spatiale et rétablir une dissuasion crédible", a-t-il déclaré hier lors du symposium annuel de l'Armée sur la défense spatiale et antimissile à Huntsville, en Alabama, selon Breaking Defense. Les deux priorités de SPACECOM pour les années fiscales 2029-2033 sont les "tirs spatiaux intégrés" et les capacités pour contrer les grandes constellations de satellites en orbite terrestre basse (LEO), afin d'établir une supériorité spatiale. Whiting n'a ni donné d'exemples d'armes recherchées ni défini le terme "tirs spatiaux", bien qu'il s'agisse probablement d'armes conçues pour attaquer des satellites en orbite ou des cibles terrestres depuis l'espace. Son adjoint, le lieutenant-général Rick Zellman, a indiqué le 11 août que l'armée américaine dispose désormais d'une approbation politique pour trois types de tirs spatiaux : les tirs sol-espace, comme les systèmes de brouillage des communications utilisés depuis des années ; les attaques spatiales, appelées "guerre orbitale" ; et les armes espace-sol, l'administration Trump prévoyant de construire des intercepteurs spatiaux pour le bouclier antimissile Golden Dome. Cependant, selon Breaking Defense, l'administration Trump continue de soutenir le moratoire de l'ère Biden sur les essais destructeurs d'armes antisatellites, rejoint par 40 autres puissances. La manière dont elle compte résoudre le paradoxe entre ce soutien et les appels du SPACECOM à des armes spatiales capables de détruire des satellites reste sans réponse. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Quand la "plus grande force du monde" entend asseoir sa domination par la "diplomatie de la chicotte" Elbridge Colby, sous-secrétaire à la Guerre chargé de la politique et partisan d’une ligne dure envers la Chine, a entamé une tournée en Asie du Sud-Est avec un discours triomphaliste à Manille le 10 août. Après les Philippines, il se rendra en Thaïlande, en Indonésie, à Singapour et au Cambodge. Selon Politico, il aurait cherché en vain une invitation en Chine. Lors de son intervention à l’Institut Stratbase, il a détaillé la nouvelle stratégie américaine de Stratégie de déni en Asie, visant à empêcher l’émergence d’une puissance hégémonique, toutefois sans citer explicitement la Chine ou la Russie. Taïwan, situé dans la "première chaîne d’îles", est présenté comme une ligne rouge. Colby a évoqué un retour à la "big stick diplomacy" ("diplomatie du gourdin", mieux traduit par "diplomatie de la chicotte"), affirmant que l’administration Trump a restauré la puissance américaine et modernisé ses alliances, notamment en Asie, où les États-Unis cherchent à implanter une structure similaire à l’OTAN. Cette approche a été vertement critiquée par Vladimir Poutine qui dénonce une nouvelle tentative d’expansion de l’influence occidentale. Ce que Colby a présenté se résume à la volonté affichée et revendiquée d’une domination américaine dans la région indo-pacifique, bien loin d’un simple "engagement accru", tout en exigeant une contribution plus importante de ses alliés. Pour Colby, il ne saurait y avoir de repli ou d’alliances excluant les États-Unis. Au nom de ce qu’il présente comme un "réalisme flexible" - clarté des priorités, dissuasion ferme et diplomatie – il a souligné que la Stratégie de sécurité nationale (NSS) et la Stratégie de défense nationale considèrent l’Asie comme cruciale pour les intérêts américains. En effet, et comme le secrétaire à la Guerre, Peter Hegseth, ne l’a pas caché, une "domination hégémonique" (sic) en Asie romprait l’équilibre régional en défaveur des Etats-Unis Colby a également annoncé la mise en place de la Stratégie de déni le long de la première chaîne d’îles s’articulant sur une logistique importante et des moyens prépositionnés, en collaboration avec les alliés. Il a conclu en affirmant que les États-Unis maintiendront leur puissance inégalée dans la région, combinant fermeté et pragmatisme pour garantir la "paix par la force". Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🟣 Une explosion massive et un incendie ont frappé une grande usine de munitions à Colleferro au sud de Rome. L'explosion s'est produite dans l'ancienne usine de Simmel Difesa, actuellement détenue par KNDS Ammo Italy, qui fait partie du groupe de défense franco-allemand KNDS. L'entreprise produit des munitions de moyen et gros calibre pour la défense terrestre et navale, ainsi que des combustibles solides pour les lanceurs aérospatiaux. KNDS est l'un des plus grands fabricants européens de défense terrestre, produisant des chars Leopard 2, des obusiers PzH 2000, des systèmes d'artillerie CAESAR et des millions d'obus d'artillerie. Depuis 2022, l'entreprise est un fournisseur essentiel de l'Ukraine, les gouvernements allemand et français passant d'importantes commandes de munitions et de systèmes d'artillerie de 155 mm. En mai 2026, KNDS a annoncé un investissement de 4,2 milliards d'euros pour étendre sa capacité de production de munitions. L'explosion d'aujourd'hui n'est que la dernière d'une longue série d'incidents survenus dans des installations de défense européennes depuis l'escalade de la guerre en Ukraine, avec au moins 28 incidents importants enregistrés en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne, en République tchèque et au Royaume-Uni. L'incendie de Colleferro nous rappelle que la logistique de la guerre est toujours exposée. Alors que l'UE verse des milliards dans l'expansion de sa capacité militaro-industrielle, certains Européens expriment discrètement leur désaccord. Source @ LauraGaIS Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Les responsables de la défense sous pression pour « relancer » les canaux de communication avec Moscou Selon un article dans The Times du 11 août, Londres souhaiterait relancer le dialogue avec la Russie au plus haut niveau. La Grande-Bretagne semble soudain découvrir que l'absence de dialogue contribue à une grande instabilité, entretient le risque d'escalade vers des situations incontrôlables propices aux accidents "involontaires" et aggravant la possibilité d'un affrontement militaire entre les deux pays. L'article revient sur l'incident survenu en juin dernier dans le détroit de la Manche où la frégate russe Amiral Grigorievitch a été contrainte de faire feu en guise d'avertissement face à l'approche dangereuse d'un yacht arborant un pavillon britannique, cet incident démontrant les risques liés à l'absence d'un canal de communication direct entre les ministères de la défense. D'autre part, la Russie vient de faire savoir que face aux pratiques de "piraterie" en mer initiés par certains pays, dont la France, pour saisir la "flotte fantôme" russe, elle n'hésitera pas à rétorquer de la même manière face aux navires anglais, français ou américains, particulièrement concernés par ces pratiques. Cette décision russe, parmi d'autres facteurs, a-t-elle également influencée ce revirement britannique ? Il n'en reste pas moins que le porte-parole du gouvernement britannique a confirmé au Times son intention de rétablir les contacts avec Moscou. Déjà, des communications directes auraient eu lieu via l'ambassade du Royaume-Uni en Russie afin de protéger ses intérêts nationaux et de gérer les risques d'escalade. Le dernier contact entre les chefs d'état-major des deux pays remontait à septembre 2022. Ce premier retournement d'un membre de la coalition des volontaires dans ses relations avec la Russie illustre particulièrement bien la stratégie favorite de l'"Empire britannique" dans ses ses mutations diverses : avoir plusieurs fers au feu. D'un côté, lancer une Coalition des volontaires - aussitôt endossée par Emmanuel Macron - dont l'objectif réel est de faire tomber la Russie en "recrutant" différentes "dupes" dans cette initiative ; d'un autre côté, sauter du train en marche lorsque celui-ci s'apprête à foncer dans le mur. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🇪🇸 : L’éclipse totale a été aperçue en Espagne avec un spectacle impressionnant. La nuit est apparue en l’espace d’une minute comme ici à La Corogne. Cet événement se répétera en 2027 en Espagne et en Afrique du Nord. t.me/infosminutes

  • 13 авг.1 593130

    🔴 Crise agricole et alimentaire mondiale. Avec une situation encore plus grave qu'il n'y paraît, une mobilisation d'urgence s'impose L’impact mondial des perturbations profondes dans la production et la logistique alimentaires et agricoles — causées par la guerre menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre par procuration en Ukraine contre la Russie, et l’impérialisme de Washington dans l’hémisphère occidental — s’aggrave de minute en minute, s’ajoutant à des décennies de manque d’infrastructures, de répression économique, de sanctions et de chaos. Ainsi, le numéro de juillet 2026 d’un mensuel économique international publié dans le Missouri, spécialisé dans les céréales, farines et aliments pour animaux « Détroits en crise : les conflits géopolitiques perturbent l’exportation des céréales », titre. Ces analyses, couplées aux rapports récents de dirigeants agricoles qui se sont exprimés lors des réunions de la Coalition internationale pour la paix, révèlent une situation bien plus vaste que le simple blocage des détroits — Hormuz, Bab el-Mandeb, le Bosphore, la Baltique, les Caraïbes, etc. Si le blocage du détroit d’Ormuz perturbe 35 % du pétrole brut, 20 % du GNL et 20 à 30 % des engrais mondiaux, la réalité est pire. Des discussions multinationales urgentes sont nécessaires pour maximiser la production : acheminer des engrais vers les zones ciblées, réduire l’utilisation de denrées alimentaires pour les biocarburants, et autres mesures à lancer sans délai. ➡️ Les capacités de stockage des céréales sont saturées. Sans intervention, les silos ukrainiens ne pourront pas accueillir la récolte 2026, bloquée à destination mondiale. ➡️ L’essor des biocarburants au Brésil, aux États-Unis et ailleurs détourne céréales, soja et canne à sucre de l’alimentation humaine et animale vers l’éthanol et le biodiesel, dans une tentative vaine de compenser les perturbations pétrolières. Dès 2025, les États-Unis produisaient 52 % de l’éthanol mondial, principalement à partir de maïs. L’utilisation du soja pour le biodiesel américain explose, car cette culture ne nécessite pas d’engrais azotés. ADM, géant du négoce agricole, a testé en juillet 2026 un cargo fonctionnant uniquement au B100, un biocarburant pur. ➡️ La pénurie mondiale de soufre est extrême : 50 % de l’offre provenait du golfe Persique, désormais bloqué, où il était un sous-produit du dessalage du pétrole. Or, le soufre est indispensable à la fabrication d’engrais phosphatés et à son épandage direct. En France, comme dans d'autres pays, plusieurs régions importantes de production agricole sont très durement affectées, compromettant sérieusement les récoltes. Les agriculteurs ont lancé des demandes d'aide de plusieurs milliards d'euros. En espérant qu'ils les obtiennent et qu'ils ne tombent pas en faillite, ces milliards ne pourront se substituer aux récoltes... Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Pas de modernisation des infrastructures, donc pas de futur mais des problèmes en cascade ! L’Allemagne subit un goulot d’étranglement sur le Rhin moyen, entre Bingen et Coblenz, l’une des voies fluviales les plus critiques d’Europe. La sécheresse actuelle menace de bloquer la navigation, les niveaux d’eau étant si bas que les navires doivent réduire leur chargement de jusqu’à 80 %. La solution consistant à transférer les marchandises vers le rail n'est pas praticable, la ligne ferroviaire sur la rive droite étant fermée pour rénovation (fin des travaux 2040-2045) ce qui devrait être considéré comme une bonne nouvelle compte tenu de l'état de vétusté et de désorganisation du système ferroviaire allemand. Cette crise aurait pu être évitée avec la construction du tunnel ferroviaire Westerwald-Taunus, proposé par l’Institut Schiller. Ce tunnel de 118 km, dédié aux trains de marchandises à grande vitesse (160 km/h), aurait relié Sankt Augustin à Hochheim, réduisant le trajet de 50 km par rapport à l’itinéraire actuel. Bien que le projet ait été étudié, le gouvernement l’a rejeté en raison de son coût. Pourtant, les pertes économiques actuelles pourraient dépasser les 10 milliards d’euros nécessaires à sa construction. Sur les sections du Rhin bordant la France, le réseau ferroviaire, rive gauche, étant principalement affecté au transport de passagers, un tel goulet d'étranglement pourrait également avoir de sérieuses conséquences économiques. Aujourd'hui, le port de Strasbourg se situant sur le Rhin supérieur aménagé et canalisé, les barges peuvent encore circuler localement mais les bateaux en direction du nord de l'Europe (Rhin inférieur) ne peuvent pas être chargées à plein, ce qui nécessite plus de chargement et plus de coûts. Au delà des pays riverains, France, Suisse et Allemagne, le Rhin fait partie du corridor Rhin-Alpin de l’UE, essentiel pour relier le sud et le nord de l'Europe et acheminer des matières premières comme le minerai de fer, le charbon et les produits chimiques vers les pôles industriels européens, notamment les industries chimiques et pharmaceutiques en amont. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Un haut responsable turc met en garde : la Russie pourrait être contrainte de recourir à sa « dernière option » Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a qualifié la guerre entre la Russie et l’Ukraine de « guerre de destruction » et a averti que, à mesure que le conflit s’étend géographiquement, Moscou pourrait en venir à utiliser son «dernier recours», à savoir l’arme nucléaire. Dans un entretien accordé à l’agence Anadolu, M. Fidan a indiqué que cette question avait été abordée lors de discussions avec ses homologues russes et que les pays occidentaux en avaient conscience. Il a précisé qu’au cours d’une récente visite en Russie, cette préoccupation avait failli être officiellement soulevée, « car l’opinion publique commence à l’exiger ». « Nous l’avons également signalé aux Occidentaux, et ils le savent », a-t-il ajouté. M. Fidan a insisté sur le danger que représente cette situation et a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à la guerre. Il a prévenu que « tout ce qu’on disait ne pourrait pas arriver est en train de se produire », soulignant que le conflit s’étend à la fois géographiquement et dans ses cibles et méthodes. Selon lui, après l’échec des négociations, la guerre d’usure s’est transformée en une « guerre de destruction » visant également les zones civiles. « Lorsque cette destruction, cette usure sur le front, se transforme en usure à l’arrière du front, la question n’est plus de savoir si l’on gagne ou perd une guerre ou une bataille sur un front ; il s’agit de savoir si l’on survit en tant que nation. Dans ce cas, on utilise tous les moyens ultimes dont on dispose », a-t-il déclaré. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Truth Social, la plate-forme de Trump en perte de vitesse Le nombre de visites mensuelles de la plateforme où le président Trump domine en tant que figure centrale ont chuté de 36 % en juillet par rapport à juillet 2025, selon Similarweb. Le rapport trimestriel de Trump Media & Technology Group, maison mère de Truth Social (cofondée par M. Trump), révèle une perte de 238,1 millions de dollars pour le trimestre clos le 30 juin. Depuis son introduction en Bourse en mars 2024, l’entreprise enregistre des pertes chaque trimestre. Pourtant, la baisse du trafic n’explique pas l’essentiel des pertes financières récentes. Dans un communiqué, la société attribue les mauvais résultats et la chute de son cours en Bourse aux lourdes pertes liées à l’investissement de 2 milliards de dollars de Trump Media dans le Bitcoin en 2025, dont la « valeur » a reculé de 25 % en 2026. En juillet, Truth Social a lancé un nouveau produit destiné aux courtiers de Wall Street : pour 100 000 dollars par mois, ceux-ci obtiennent un accès instantané aux publications présidentielles sur les nouvelles guerres, les tarifs douaniers, la dérégulation des cryptomonnaies ou les combats en cage de l’UFC. Selon les médias, dix sociétés de trading auraient souscrit à ce service. Des critiques accusent le président Trump de chercher à monétiser ses annonces politiques pour sauver son entreprise en difficulté... Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Selon un article publié le 29 juillet par la journaliste américaine Aida Chavez sur son compte Substak Capital & Empire, les services de renseignement américains ont procédé à une évaluation confidentielle identifiant l'objectif réel des sections 219 (pour la Chambre des représentants) et 1217 (pour le Sénat) de la loi sur l'autorisation de la défense nationale (NDAA), un texte de loi américain soutenu par le Premier ministe israélien, Benjamin Netanyahou... Selon cette évaluation, il apparaît que « les responsables israéliens savent qu’ils perdent le soutien du public américain. Paniqués à l’idée que le consensus politique américain sur Israël s’effondre, ils poursuivent une stratégie à long terme pour imbriquer durablement Israël au sein des structures militaire, du renseignement et de la défense des États-Unis, de manière à ce que les futures administrations aient du mal à démêler ce lien ». Israël chercherait à s’ancrer profondément dans l’appareil militaire, du renseignement et de la sécurité nationale américaine, afin de survivre aux changements politiques futurs. Chavez, ayant travaillé pour Just Foreign Policy, The Nation et The Intercept, indique que plusieurs responsables américains lui ont décrit le contenu de cette évaluation, principalement rédigée par la CIA. Celle-ci souligne que les autorités israéliennes "cultivent" des dirigeants du secteur technologique américain pour obtenir un soutien politique et financier à long terme. Israël vise également à étendre la coopération en matière de renseignement, à accueillir une base militaire américaine permanente sur son territoire et à rendre la défense américaine de plus en plus dépendante des systèmes israéliens. Le 6 août, Military.com, site d’information militaire a relayé l’article de Capital & Empire. Le 16 juillet, il avait déjà rapporté le blocage au Sénat de ces clauses qualifiées de "traitresses" par nombre de voix critiques. Bien que le site n’ait pas confirmé indépendamment l’existence du mémo de la CIA, son contenu correspond à l’opposition politique croissante aux États-Unis contre les interférences incessantes du gouvernement Netanyahou. L’article revient d'ailleurs sur l’ampleur des campagnes d’influence israéliennes aux États-Unis : « une infrastructure propagandiste privée intégrée dans les médias, les technologies et les réseaux politiques américains… déployée pour influencer les résultats électoraux » (dont plusieurs autres dispositions actuellement examinées par le Congrès américain, l'article en lisant six, en plus des 219/1217) ; et le risque pour l’industrie de défense américaine de voir ses fabricants dépendre de la propriété intellectuelle, des composants, des logiciels, des données techniques et des licences israéliens. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Épidémie de suicides parmi les "Cyber guerriers" américains Le Cyber Command américain enquête sur ce qu'il appelle une “grappe de suicides”— selon le terme du Pentagone pour désigner un nombre anormalement élevé de suicides—parmi le personnel ayant travaillé ou interagi avec le commandement. En effet, à partir de début juin jusque début juillet, pas moins de cinq suicides ont eu lieu comme l'a rapporté Bloomberg en citant des documents publics, des communications militaires internes et des personnes familières avec le sujet. Les opérateurs de cyber-commandement sont spécialisés dans le piratage des systèmes informatiques militaires étrangers pour perturber les communications, les défenses aériennes et d'autres capacités relatives au champ de bataille. Les conséquences de la pression psychologique - connue depuis longtemps pour avoir entraîné des problèmes tels que le stress, la dissociation ou encore l'abus d'alcool et de drogues parmi les cyber-guerriers dont la "mission" est de tuer à distance avec des drones - apparaissent parmi ceux-là mêmes affectés au piratage. Bloomberg a cité une précédente étude financée par l'Armée sur les opérateurs de cyber-commandement constatant des maladies physiques, des insomnies, des pertes de mémoire et des ruminations chez ceux-ci (La rumination comprend un séjour prolongé sinon obsessionnel sur des émotions négatives où il y a peu ou pas de contrôle sur la situation, ce qui entraîne de l'anxiété, de la dépression, etc.). Le Comité sénatorial des forces armées discute de ressources supplémentaires en santé mentale avec le Cyber Command, tandis que le comité de la Chambre a qualifié l'augmentation du nombre de suicides de “problème critique". Ce dernier, pourtant, et le Cyber Command américain lui-même, orientent la discussion vers un problème résultant d'un trop petit nombre de cyber guerriers pour le travail et/ou d'un manque de ressources pour une intervention en santé mentale. En revanche, personne ne semble vouloir discuter publiquement de la possibilité que de tels opérateurs développent des doutes quant à la moralité de leurs actions. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Un article publié par Global Times donne un aperçu de l'évaluation par la Chine de l'accord de défense récemment signé par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Le pacte est présenté comme un exemple clé d'un" monde multipolaire "devenant une" réalité obstinée "et un signe que les puissances régionales ne sont plus disposées à être des "pions jetables" sur l'échiquier américain. Cela s'aligne sur le plaidoyer de longue date de la Chine en faveur d'un système international plus équilibré. Un coup porté à l'hégémonie américaine. L'article souligne à quel point le pacte représente une "pilule amère" pour Washington. Le déficit de confiance dans les garanties de sécurité des États-Unis s'est "finalement fissuré", et la décision de l'Arabie saoudite de mettre en place un arrangement de sécurité indépendant est un "verdict public brutal sur la valeur réelle du parapluie de sécurité américain aujourd'hui". Le pacte est présenté comme une étape vers "l'autosuffisance" et la " multipolarité "au Moyen-Orient, où l'érosion de l'influence américaine offre l'opportunité d'apprendre à garder la sécurité entre vos mains", ce que la Chine soutient systématiquement. https://t.me/LauraRuHK/11575 Depuis @LauraRuHK

  • 🔴 Turquie, Arabie saoudite, Pakistan : le Pacte de Défense qui rebat les cartes L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé un accord de défense conjoint à La Mecque le 7 août lors d'une réunion organisée par le Prince héritier saoudien Mohammed ben Salman avec pour invités le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Déclarant qu'une attaque contre un seul est une attaque contre tous, le pacte de “l'Accord de défense conjointe de La Mecque” stipule: “L'Accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d'agression et stipule que toute attaque armée contre l'un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous. Il prévoit en outre le renforcement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre les trois États.” Les trois parties "ont partagé leur engagement à renforcer davantage leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et au-delà, dans la poursuite d'un avenir sûr et prospère.” Le court accord d'une page ne cible aucun pays nommément, mais il survient à un moment où la région connaît sa pire crise militaire depuis la guerre américaine en Irak de 2003. Les trois pays, qui entretiennent depuis longtemps de solides relations politiques et économiques militaires, discutaient depuis plusieurs années de la création de tels accords de défense. Cet accord tripartite fait suite à un Accord bilatéral de Défense Mutuelle Stratégique entre le Pakistan et l'Arabie Saoudite signé le 17 septembre 2025, également par le Prince héritier saoudien Mohammed ben Salman et le Premier Ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Compte tenu du fait que le Pakistan est une puissance nucléaire, de nombreux commentateurs ont déclaré que le Pakistan avait étendu son parapluie nucléaire sur l'Arabie saoudite. Quand bien même cela n'a pas été officiellement confirmé, une source de haut niveau en arabie saoudite a affirmé qu'il y avait bien un volet de défense nucléaire. La Turquie étant également membre de l'OTAN, une source officielle citée par le Hürriyet Daily News a déclaré: “L'accord de La Mecque ne représente pas un départ d'une alliance ou d'un accord existant. Il complète les alliances existantes, renforce la sécurité régionale et fournit un cadre de coopération ouvert à d'autres pays de la région.” La source turque affirme que l'accord n'entraînerait pas la Turquie dans d'autres conflits – une référence au conflit du Pakistan avec l'Inde et aux problèmes persistants de l'Arabie saoudite avec les Houthis au Yémen. En dépit des différentes déclarations destinées à apaiser le monde occidental, États-Unis en tête, il s'agit bien de l'apparition d'un nouveau bloc de défense où la composante chinoise est présente du simple fait que le Pakistan importe à 81% ses armes de Chine. Bref, Trump a réussi à convaincre l'un de ses meilleurs alliés au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite,à chercher ailleurs une protection. Il a également réussi à unir trois grands pays islamiques d'horizons radicalement différents.

  • 7 авг.38из ScottRitter

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  • 🔴 Trump furieux face à la pénurie de munitions Le Washington Post a publié hier un article affirmant que le président Trump, exaspéré, aurait accusé Pete Hegseth, auto-proclamé « Secrétaire à la Guerre », de ne pas dire la vérité sur l’état des stocks de munitions lors d’une réunion du cabinet à Camp David, le 31 juillet. Selon les sources du Post, Hegseth aurait reporté la faute sur son adjoint, Stephen Feinberg, pour ne pas avoir résolu le problème ni tenu Trump informé. L’échange aurait illustré « la frustration croissante de Trump envers son secrétaire à la Défense, l’un des principaux partisans d’une action militaire contre l’Iran, ayant convaincu Trump qu’il s’agirait d’une victoire rapide et relativement facile », d’après plusieurs responsables. La Maison-Blanche et le Pentagone ont qualifié l’article de « fiction » et de « fausses informations ». Parallèlement, les rapports sur les pénuries de munitions se multiplient. CNN a révélé mercredi, citant « plusieurs sources proches du dossier », que l’armée américaine aurait épuisé près de 80 % de ses intercepteurs pour un système de défense antimissile clé, alors que des commandants supérieurs avertissent que les stocks du Pentagone sont « dangereusement bas ». Les réserves de missiles THAAD auraient diminué des quatre cinquièmes, tandis que celles des Patriot auraient chuté de moitié depuis le 28 février, début de la guerre. Les taux de réapprovisionnement restent faibles : selon les calendriers de livraison de l’exercice en cours, le Pentagone recevrait environ 15 nouveaux Tomahawks et 20 nouveaux Patriots par mois. Le Center for Strategic and International Studies estime qu’il faudrait trois ans ou plus pour reconstituer les stocks de THAAD à leur niveau d’avant-guerre. Presque simultanément, Reuters publiait un article affirmant que l’armée américaine aurait épuisé presque l’intégralité de ses missiles tirés depuis le sol. L’armée aurait tiré non seulement des ATACMS, mais aussi leur remplaçant, le Precision Strike Missile (PrSM), depuis des lanceurs HIMARS vers l’Irak depuis le Koweït. Le CGRI a émis plusieurs déclarations en juillet affirmant cibler ces lanceurs HIMARS, mais les pertes éventuelles infligées ne sont pas prises en compte dans le rapport de Reuters. Les sources de l’agence ont refusé de préciser le nombre restant de chaque type de missile. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 La dette du Trésor américain atteint désormais 40 000 milliards de dollars et continue de gonfler La dette fédérale totale du Trésor américain atteindra 40 000 milliards de dollars (dont environ 32 000 milliards détenus par le public) d’ici environ deux semaines, et le Trésor a revu à la hausse son estimation du volume de nouvelle dette à émettre au troisième trimestre 2026, le faisant passer de 671 milliards de dollars (estimation de mai) à 739 milliards de dollars. Cette augmentation, principalement due à la baisse des flux de trésorerie prévus, ne montre aucun signe de ralentissement et la dette ne semble pas devoir descendre en dessous de 2 000 milliards de dollars par an. Parallèlement, le Trésor continue d’accroître la part de la nouvelle dette émise sous forme de titres à très court terme, d’une durée de 52 semaines ou moins ; cette part dépasse désormais largement les 20 % au total et, pendant la majeure partie du second mandat du président Trump, elle a représenté la majorité de la nouvelle dette. La stratégie du secrétaire au Trésor Bessent, si l’on peut l’appeler ainsi, a consisté à retarder l’émission de bons à plus long terme jusqu’à ce que leurs taux d’intérêt baissent ; or, au contraire, ceux-ci n’ont cessé d’augmenter depuis l’entrée en fonction de Trump, et le refinancement constant de cette dette à court terme dans un contexte de hausse des taux implique de payer davantage d’intérêts, et non l’inverse. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 La mainmise d'Israël sur la Cisjordanie fait écho au nettoyage ethnique de Gaza Le 5 août, l’armée israélienne a mené une opération dans le camp de réfugiés de Qalandia, en Cisjordanie, au nord de Jérusalem. Elle a réquisitionné des habitations pour les transformer en postes militaires. Des centres d’interrogatoire ont été mis en place sur place et des Palestiniens ont été placés en détention. Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) de l’armée israélienne a publié hier un communiqué en arabe, annonçant que l’opération visait « les infrastructures terroristes ainsi que la détention et le trafic d’armes, qui constituent une menace pour la sécurité de toute la région ». Il a ajouté que les restrictions de circulation et les perturbations de la vie quotidienne résultant de l’opération « sont une conséquence directe de l’activité terroriste ». La préfecture de Jérusalem de l’Autorité palestinienne a averti que cette opération militaire visait à étendre à la région de Jérusalem le modèle des opérations militaires à grande échelle menées dans le nord de la Cisjordanie. Dans un communiqué, elle a affirmé que l’ampleur des forces déployées, la présence de tireurs d’élite, les barrages routiers et les restrictions imposées à la liberté de circulation des habitants dépassaient ce qu’Israël définit comme des « mesures de sécurité ». Mohammad Saeed, militant au sein du Comité des services populaires du camp, a déclaré à Haaretz : « Il n’y a absolument aucune nécessité ni justification à ce qui se passe ici… Nous assistons à des perquisitions de domiciles et à l’intimidation d’enfants et de familles. Pendant longtemps, le camp était calme, et les patrouilles militaires allaient et venaient sans que personne n’intervienne. C’est pourquoi nous ne comprenons pas ce qui se cache derrière l’escalade actuelle. » Il a notamment souligné : « Des habitations ont été choisies en fonction de leur emplacement géographique et transformées en postes militaires et en centres d’interrogatoire. » Rien dans cette opération ne correspond à ce à quoi ils étaient habitués, ce qui fait craindre une opération élargie utilisant les mêmes tactiques qu’à Gaza. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Les avancées au pas de l'oie de l'économie de guerre allemande Alors que l'industrie automobile allemande est en plein effondrement, les commandes globales de l’industrie manufacturière ont augmenté de 1,9 % en mai 2026 par rapport au mois précédent (chiffres corrigés des variations saisonnières et calendaires), principalement grâce à la "construction d’autres véhicules" (avions, navires, trains, véhicules militaires), c'est à dire la production liée à l'armement. Plus précisément, le secteur de la défense, selon les informations disponibles, a connu une progression d’environ 85 % en glissement annuel ! Quelques chiffres concernant Rheinmetall et Hensoldt, respectivement le plus grand fabricant du secteur de la défense et l’un de ceux qui connaissent la croissance la plus rapide : pour Rheinmetall - en dépit de la toute récente perte d'un important contrat - le chiffre d’affaires a augmenté de 69 % et les nouvelles commandes se sont élevées à 11,7 milliards au deuxième trimestre. Le carnet de commandes dépasse les 80 milliards. Ce chiffre n’inclut pas un contrat roumain signé fin mai pour un montant de 5,7 milliards. Hensoldt a enregistré 2,8 milliards de nouvelles commandes au premier semestre 2026, soit le double de la même période de l’année précédente. Son carnet de commandes dépasse les 10 milliards et son chiffre d’affaires a progressé de 24 %. Il n’existe pas de chiffres disponibles sur les emplois créés par l’ensemble de l’industrie de la défense. La BDSV (association allemande de l’industrie de la défense) et Destatis estiment l’emploi direct à environ 135 000 postes, avec plus de 400 000 emplois liés indirectement au secteur. Le nombre d’adhérents à la BDSV a bondi à 550 entreprises, soit plus du double du nombre enregistré au début de la guerre en Ukraine, 200 entreprises ayant adhéré entre 2024 et 2025, et 100 autres depuis novembre 2025. C'est dans un tel contexte, qu'Emmnuel Macron (piétinant allègrement les efforts de de Gaulle pour bâtir des relations apaisées et constructives entre la France et l'Allemagne) a proposé d'étendre le "parapluie nucléaire français" à notre voisin, renversant le concept même de la doctrine nucléaire française et nous exposant à être entraînés, par le jeu des alliances, dans des conflits qui ne nous concernent pas. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 "Qu'est-ce que ferait Donny ?" Dans la dernière vidéo de son émission le Coup de gueule de Ritter l’ancien inspecteur de l’ONU s'en prend avec virulence au second mandat de Donald Trump, marqué par l'échec diplomatique, la guerre et le déclin économique. Face au désamour des partis traditionnels, il invite les électeurs à se tourner vers des alternatives. Face à l'incompétence systémique de Trump et de ses rivaux de tous bords, Ritter met en avant la candidature déclarée de l’indépendante larouchiste Diane Sare pour 2028, tout en évoquant d'autres figures critiques de Trump, comme Tucker Carlson ou Thomas Massie, opposés à un conflit avec l'Iran aux côtés d'Israël. En parallèle, Diane Sare et Scott Ritter font campagne commune contre la section 1217 du NDAA — accord d'intégration militaire et technologique entre les États-Unis et Israël —, exigeant l'éviction de tous les responsables politiques qui la soutiennent. Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schiller

  • 🔴 Samsung et SK Hynix, les deux conglomérats technologiques sud-coréens, étudient le remplacement des machines américaines de production de puces par des équivalents chinois pour leurs usines implantées en Chine. En effet, si les Etats-Unis renforcent leurs contrôles à l'exportation sur ces machines ou leurs composants, elles risqueront de devenir inutilisables. Il faut savoir qu'environ 40% de la mémoire NAND de Samsung et 30 à 45% de la mémoire de SK Hynix proviennent d'usines chinoises, la Chine étant non seulement leur client mais aussi leur fournisseur et un fournisseur qui se place dorénavant dans le palmarès de ces technologies. Très concrètement, cela signifie que si les États-Unis cherchent à faire pression sur ces entreprises pour qu'elles abandonnent leurs installations chinoises, il y a de grands chances qu'elles préfèreront passer au tout chinois plutôt que de se plier aux diktats américains. Cela souligne également l'effondrement de la confiance envers les États-Unis. Si vous suivez la "trace" de l'argent, les grandes entreprises des puissances "alliées des États-Unis" se montrent de moins en moins réticences à regarder vers la Chine. Si les États-Unis s'obstinent à vouloir jouer le rôle de "sheriff" mondial, ils n'obtiendront pas la réponse qu'ils souhaitent. https://x.com/i/status/2084829378215600294 Suivez, likez, partagez : https://t.me/Institut_Schillerde

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