Jonathan Sturel
СтатистикаAuteur, éditeur. jonathansturel@gmail.com https://www.ladelegationdessiecles.fr/
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Dans quatre jours, le 18 août, j'enterre le site de La délégation des siècles. J'ai commencé les préparatifs. https://www.ladelegationdessiecles.fr/nos-livres
C'est sportif.
Qui se souvient de La délégation des siècles ? 😥
À partir du 18 août, le site Internet de La délégation des siècles ne sera plus disponible. Il vous reste moins de deux semaines pour acquérir un ou plusieurs livres, après il sera trop tard. Merci à tous ceux qui ont participé à l'aventure ! C'était bien. https://www.ladelegationdessiecles.fr/
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« Les individus, dans la société moderne, sont chaque jour plus semblables les uns aux autres et chaque jour plus étrangers les uns aux autres. Des monades identiques qui s’affrontent dans un individualisme féroce. » Nicolás Gómez Dávila 🖼 On the Riviera, John Lavery (1856-1941) @Sentinelle_Invisible
Qui se souvient du foot ?
" Y sont tous fronçais"
https://youtu.be/t-NX0_XlnRY?is=GSotGtd6xiRvBOpZ
Combien de personnes étaient concernées par le mariage homosexuel ? Les homosexuels sont une minorité et à l'intérieur de cette minorité ceux qui aspiraient au mariage constituaient eux-mêmes une minorité dans la minorité. Combien de personnes seront concernées par l'euthanasie ? Très peu évidemment. Chaque fois c'est le même scénario : on prend un sujet qui concerne un nombre anecdotique d'individus, on fait monter la mayonnaise grâce aux médias amplificateurs de manière à imposer ces sujets minoritaires dans l'opinion et ainsi donner à la population l'impression qu'ils concernent tout le monde, et on déroule toute une séquence politique et médiatique là-dessus en sachant toujours que les députés, moutonniers et dépourvus de tout courage, se rallieront systématiquement aux modifications sociétales comme les pétochards qu'ils sont. Pendant ce temps, les problèmes qui, eux, concernent des millions de Français sont infoutus d'être résolus. Pouvoir d'achat, inflation, insécurité, écroulement des services, dégradation des relations collectives, tout ce qui touche la majorité périclite sans jamais que les politiques ne cherchent à débloquer ces situations. Les golems sont contents : ils ont un ancien collègue sympatoche comme tout qui peut enfin se marier à son Kévin alors ils sont convaincus de vivre dans une société libre et éclairée. Et Germaine, la petite dame très malade du deuxième, elle souffre mais elle va pouvoir mourir et cesser de souffrir maintenant, grâce aux députés français ! Quel soulagement pour le golem qui repense avec émotion à tout ce progrès. Les médias et les politiques lui ont mis dans la tête qu'il devait être fier de son pays, alors il est fier. Il peine de plus en plus à finir le mois certes, comme d'ailleurs tous ses amis, ses collègues, ses voisins et sa famille, mais Kévin et Roberto sont enfin mariés ! 🫶
Qui se souvient de l'équipe de France de foot ?
Ils se disent toujours fiers des idées qu'ils portent mais prennent systématiquement soin de les renommer de manière à les faire passer plus facilement. Le mariage homosexuel était devenu «le mariage pour tous». L'euthanasie est devenue «loi sur la fin de vie». Chaque fois ils trouvent un joli petit sobriquet tout innocent, tout bienveillant, tout passe-partout, tout démago pour faire passer des attentats contre la civilisation. Une loi qui a besoin d'un cheval de Troie sémantique et d'une entourloupe terminologique pour passer est une loi dont il est sain de se méfier spontanément.
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Pour nos amis parisiens qui aiment chiner de beaux livres anciens, je ne peux que recommander le bouquiniste Arnaud, installé en face du 27 quai des Grands-Augustins (75006 Paris). Un fond consacré à Léon Bloy, Henri Béraud, Drieu La Rochelle, Michel de Saint-Pierre, Maurice Barrès, Lucien Rebatet, Maurice Bedel, Maurice Bardèche, René Benjamin, Pierre Gaxotte, ainsi que d'anciennes plaquettes de l'Action française et bien d'autres trésors. Également un large choix d'ouvrages sur le sionisme, la franc-maçonnerie, René Guénon et de nombreux autres sujets. Éditions originales à des prix souvent très raisonnables, parfois moins chères que certaines rééditions, mais aussi reliures, grands papiers et exemplaires avec envois autographes pour les bibliophiles. 📍 En face du 27 quai des Grands-Augustins – 75006 Paris 📞 06 79 72 90 42
Je suis un citoyen français rassuré ! Moins d'un mois après le massacre de Louis, l'ensemble de la classe médiatique et politique continue de réagir ! Nos élus, nos dirigeants, nos journalistes ont tous condamné les propos d'une sénatrice paraguayenne totalement inconnue qui a dit des choses très très méchantes à l'autre bout du monde, puis ils ont condamné le terrible dérapage raciste d'un ancien ministre espagnol tout aussi inconnu que la sénatrice en question, tout ça avant d'élever Dreyfus au grade posthume de général ! Dans le même temps, le maire de Paris annonce qu'il débaptise la Place Maurice Barrès pour l'appeler Place Lucie-Dreyfus. On ne rigole pas avec les valeurs républicaines au pays de Louis et de Lola. Vous ne connaissez pas Lucie Dreyfus ? Moi non plus. Vous ne connaissez pas Celeste Amarilla ? C'est la sénatrice paraguayenne. Et connaissez-vous Mariano Rajoy ? Non ? Je m'en doutais un peu, moi non plus je ne le connais pas. C'est l'ancien ministre espagnol qui a eu l'outrecuidance de remarquer qu'il y avait pas mal d'Africains dans l'équipe de France de ballon. L'âme de Louis peut reposer en paix : nos élus, nos dirigeants et nos journalistes sont tous en première ligne pour s'agiter avec ce sens des priorités qui n'en finira jamais de nous surprendre.
La coupe du monde de football fait l'éloge des nations et des sentiments nationaux. C'est normalement contraire à la direction que les cosmopolites influents veulent donner au monde. Pourtant aucun ne s'oppose à cet événement. Pour au moins quatre raisons : 1. Lorsque les nations s'affrontent de cette façon, les mouvements financiers sont gigantesques. Nous parlons d'une économie qui pèse des milliards. Dans ce cas, les nations sont tolérées puisqu'elles deviennent le prétexte d'enrichissements économiques, et à la direction des entreprises qui profitent de cette abondance nous trouvons sans difficulté des gens qui habituellement sont des cosmopolites revendiqués, des wokistes militants et des «citoyens du monde» forcenés. Ces belles utopies acceptent de baisser d'un ton le temps d'un événement qui lève partout sur la terre les clameurs nationales (le point n°1 est conditionné au n°3 chez beaucoup des personnes concernées.) 2. L'événement est beaucoup trop populaire partout dans le monde pour pouvoir être contesté frontalement. Impossible en effet de dire à des masses humaines entières qu'elles ne devraient pas agiter ces oripeaux réactionnaires que sont les drapeaux de leurs nations sans s'en faire immédiatement et copieusement (et légitimement) insulter. Or à l'époque de la séduction globale, il est difficile de tenir une position qui va allumer les colères. 3. La plupart des grandes nations de football, celles où les structures économiques sont le plus directement liées à l'organisation de ce sport, sont des nations déjà largement métissées ; en tout cas leurs équipes le sont nettement. Cela permet de prêcher le discours cosmopolite à travers le football en expliquant que le métissage est la clé de la réussite et qu'il faudrait par conséquent être fou pour ne pas applaudir ces mélanges. C'est l'une des raisons qui poussent les pires cosmopolites à accepter la popularité des compétitions de football : pour les transformer en tribunes politiques et en démonstrations. 4. Le football est devenu un métronome qui gère le temps d'existence des peuples en leur donnant à échéances régulières de grands événements mystiques pour qu'ils s'extasient, retiennent leur souffle et finalement purgent une grande partie de leur énergie sociale et vitale par un effet en quelque sorte cathartique. Les gens n'attendent plus la prochaine révolution lorsqu'ils sont occupés à attendre la prochaine coupe du monde. Parallèlement, il est également un hochet qui occupe l'attention, la détourne et organise son enrégimentement. Les grands maîtres de ce monde savent ce qu'ils doivent à un totem capable de discipliner à ce point les individus, et c'est donc avec grand plaisir qu'ils les laissent s'amuser avec ce hochet qui les détourne de considérations politiques et sociales plus importantes, c'est-à-dire plus révoltées. En somme, la puissance de ce sport est, en soi et par destination, un levier politique d'une puissance infinie.
https://youtu.be/sDP2wWj4KzE?is=gi48F-OBHcoR365y
En résumé : le système a voulu neutraliser Marine le Pen en lui glissant une peau de banane judiciaire sous le pied, mais voyant que son poulain allait faire encore mieux qu'elle dans les urnes, c'est lui qu'il s'agissait ensuite de neutraliser en lui remettant Marine le Pen entre les pattes. Jordan Bardella est neutralisé par le retour de Marine le Pen, et Marine le Pen l'est très vraisemblablement par l'épine judiciaire qu'elle doit désormais se trainer sous le pied et qui la fera boiter durant toute la campagne, notamment en offrant à la totalité de ses adversaires une occasion qu'ils ne se priveront pas de saisir de rappeler du matin au soir qu'elle a été condamnée pour détournement de fonds et qu'elle n'est présumée innocente que temporairement, c'est-à-dire jusqu'à la cassation. Sa campagne sera rendue impossible et irrespirable à cause de cela. Joli coup double du système qui a réussi ici un redoutable coup d'État judiciaire qui permettra sans doute d'éliminer d'un même coup les deux favoris de l'élection. La République gouverne mal mais se défend bien. À moins que les électeurs en décident autrement malgré tout...
« À certains qui sont partis, il faut souhaiter qu'ils ne rentrent jamais, bien que ce soit leur plus profond désir : ils en mourraient de chagrin. Mes parents me manquaient mais je craignais de les appeler ; le temps passait ; et, autant j'étais triste de ne pas les entendre me raconter ce qui arrivait dans leur vie, autant m'effrayait l'idée qu'ils me le disent, car je savais au fond ce qui arrivait vraiment dans leur vie. C'était ce qui arrivait dans toute vie : ils se rapprochaient de la mort. Je ne les appelais pas et j'en souffrais ; je les appelais et j'en souffrais aussi, peut-être même davantage. » La plus secrète mémoire des hommes, Mohamed Mbougar Sarr.