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  • https://youtube.com/shorts/R7lJybA10gU?is=2W9YSnml6XilOADD

  • 4 авг.5801612

    Voici ce que la CIA pensait du Général de Gaulle. Dans un rapport secret du 13 janvier 1967, aujourd'hui déclassifié, la CIA décrit la conception gaullienne d'une Europe unie, s'étirant « de l’Atlantique à l’Oural ». On y lit ce qui suit: « Par ses initiatives en Europe de l’Est et contre l’OTAN, ainsi que par plusieurs autres actions spectaculaires - notamment sa campagne visant à mettre fin à la primauté du dollar dans la finance internationale -, de Gaulle a cherché à réduire le rôle des États-Unis en Europe. Il considère que l’élimination de l’“hégémonie” américaine est tout aussi essentielle à la réalisation de son rêve d’une “Europe européenne” que la réceptivité des pays de l’Est à ses ouvertures. » Lire l'analyse détaillée du rapport de la CIA, dans l'article publié par notre fondateur Martin Bernard: https://martinbernard.substack.com/p/la-vision-europeenne-du-general-de

  • https://www.antithese.info/articles/lalliance-militaire-suisse-israel/

  • 2 авг.38533из dynamiquesdeconflit

    Pétrole : la réserve américaine se vide, pas de plan B 🛢 Le tampon mondial s'épuise Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz fin février 2026, une bonne partie du pétrole du Golfe n'arrive plus sur le marché mondial. Les raffineries américaines tournent à 17 millions de barils/jour, leur rythme le plus rapide depuis 2019, pour combler le trou en exportant vers l'Asie et l'Europe. Elles vident au passage les stocks américains (-7,2 millions de barils la semaine dernière) et la réserve stratégique (SPR), tombée à 307,7 millions de barils fin juillet, plus bas niveau depuis 1983. Or cette réserve, stockée dans des cavités de sel, pompe de moins en moins vite en dessous d'environ 250 millions de barils (contrainte physique, pas politique), avec un plancher de sécurité absolu autour de 70 millions. Un rapport officiel de mai 2026 précise même qu'une partie du stock (plus de 100 millions de barils) est déjà hors service pour cause d'infrastructure vieillissante. La marge réelle est donc plus mince que le chiffre affiché. Logiquement, ce rythme d'exportation aurait déjà dû ralentir tout seul, par le marché : mi-juin, le prix du baril américain (WTI) est brièvement repassé au-dessus du baril mondial (Brent), du jamais-vu depuis janvier 2022. Ce signal veut dire que le pétrole américain devenait plus cher que le pétrole du reste du monde, ce qui aurait dû rendre l'export moins rentable et donc le freiner mécaniquement. Si ça n'a pas suffi, c'est pour deux raisons : Washington a continué à injecter des barils de la réserve stratégique pile au moment où ce signal de rareté serait apparu, ce qui a maintenu artificiellement les exportations ; et les raffineurs américains gagnent aujourd'hui tellement sur la revente de l'essence et du diesel (les prix des produits raffinés ont grimpé plus vite que le pétrole brut lui-même) qu'il reste rentable de tourner à plein régime et d'exporter, même si le calcul sur le brut seul ne tient plus. 🚧 Où trouver le Brent si les États-Unis ralentissent Nulle part de manière satisfaisante, et c'est bien le problème. Les deux seuls pipelines qui contournent physiquement Ormuz (le saoudien Est-Ouest vers Yanbu, l'émirati ADCOP vers Fujairah) tournent déjà quasiment à fond et n'offrent ensemble que 4 à 5 millions de barils/jour de marge, face à environ 20 millions qui transitaient par le détroit avant la crise. Pire : le pipeline saoudien débouche en mer Rouge, exactement là où les Houthis viennent d'annoncer un blocus contre l'Arabie saoudite. La voie de secours aboutit dans la zone la plus exposée du moment. De nouvelles capacités existent (les Émirats doublent leur pipeline), mais pas avant mi-2027. Il reste un peu de pétrole vénézuélien qui revient sur le marché et quelques réserves stratégiques d'autres pays (Japon, Corée, Europe), déjà sollicitées en parallèle. Le seul mécanisme qui fonctionne encore à coup sûr : la hausse des prix elle-même, jusqu'à ce qu'assez d'acheteurs renoncent pour rééquilibrer le marché. ⛽️ Et pour nous ? En France, le gazole est repassé au-dessus de 2€/L mi-juillet (il encaisse toujours en premier, la France important une part plus exposée aux zones sous tension). D'ici décembre, trois scénarios : apaisement (Brent sous 70-75 USD), gazole vers 1,80-1,90€/L ; scénario central (Brent 75-85 USD, niveau actuel), gazole stable autour de 2,00-2,20€/L ; escalade (Brent au-delà de 115 USD, probabilité 35%, si Bab-el-Mandeb ou l'île de Kharg sont frappées), gazole vers 2,20-2,45€/L. Estimations obtenues en croisant les scénarios Brent des analystes avec la sensibilité observée en mars dernier. Et ça bien entendu, c'est si les américains continuent de fournir, ce qui est loin d'être garanti, et nous mènerait vers des horizons inconnus. Sources👉🏻 Rapport hebdomadaire officiel (EIA) Niveau de la Réserve stratégique (DOE) 🚨https://t.me/dynamiquesdeconflit

  • Nouvelle interview en ligne avec Black Coach, partagez pour nous donner de la force 💪 ! https://m.youtube.com/watch?v=zwY2R4OOrmo&pp=ugUEEgJmcg%3D%3D

  • Le journaliste du temps Stéphane Bussard, manque une occasion de faire un travail de recherche sérieux, pour documenter son article et savoir pourquoi Fauci a été auditionné par le sénat Américain. Aucune mention sur les dossiers de la DARPA, la fraude des fonds de recherche, Peter Daszak etc. Un article très partial pour un journal "objectif" : https://www.letemps.ch/opinions/editoriaux/l-amerique-saborde-sa-science-la-chine-investit

  • La mondialisation frénétique d’aujourd’hui est un phénomène récent Par Catherine Morand Il n’y a pas si longtemps, les vêtements, les jouets ou les appareils électroménagers étaient fabriqués à quelques centaines de kilomètres de chez nous. Puis les usines ont été délocalisées en Asie, les porte-conteneurs ont envahi les océans et la production s’est mondialisée. Un changement dont nous payons aujourd’hui le prix économique, social et écologique. A l’heure où notre mode de consommation plombe la planète, il peut être utile de rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Car si le commerce avec des pays lointains existe depuis des siècles, les délocalisations massives des usines européennes et la fabrication de la quasi-totalité de nos produits de consommation courante à des milliers de kilomètres sont un phénomène récent. C’est en effet l’explosion du commerce mondial dans les années 1970 et surtout 1980 qui a véritablement généralisé cette «aberration kilométrique». C’est à cette période en effet que les grandes entreprises européennes et américaines commencent à délocaliser massivement leurs usines vers la Chine et les autres pays d’Asie du Sud-Est. Et que la mondialisation moderne prend sa forme actuelle, rendue possible par la standardisation des conteneurs, qui réduit drastiquement les coûts du transport. Un mouvement qui s’est accéléré jusqu’à aujourd’hui, laissant des millions d’ouvriers européens et américains sur le carreau. Et une planète de plus en plus mal en point, en raison des tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère par les porte-conteneurs qui sillonnent les mers. (Article complet réservé aux abonnés). https://www.antithese.info/articles/la-mondialisation-frenetique-daujourdhui-est-un-phenomene-recent/

  • https://m.youtube.com/watch?v=f-CR1ROwr8Y&pp=ugUEEgJmcg%3D%3D

  • Une nouvelle censure se propage sur les réseaux sociaux. Et c’est préoccupant ! Un article de Martin Bernard sur Antithèse «Inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser un utilisateur fautif». C'est ce que propose, noir sur blanc, un rapport sénatorial publié le 8 juillet pour lutter contre les «ingérences intérieures» en matière d'information. Un concept aussi flou que lourd de conséquences, qui concerne également les médias basés en Suisse. J’ai décortiqué ce texte, qui éclaire des mécanismes que nous soupçonnons subir sur nos propres contenus vidéo depuis plusieurs mois. L’étau se resserre sur la liberté d’expression en ligne. Le 8 juillet dernier, le Sénat français a publié un rapport proposant divers moyens de «réguler l’information dans l’espace numérique». Le texte, ainsi que la conférence de presse l’accompagnant, ont fait du bruit dans l’écosystème des médias dits «alternatifs», auquel appartient Antithèse & Bon pour la tête. Laurent Lafon, le président de la commission qui a produit le rapport, a mentionné la nécessité de lutter contre les «ingérences intérieures», par opposition à celles provenant de l’étranger. Tollé immédiat sur la toile qui y a vu, assez légitimement, une volonté de contrôler le débat démocratique. Et la Suisse est également concernée (voir encadré). J’ai pris le temps de lire ce rapport. Disons-le d’emblée: ce qui s’y trouve est très préoccupant, mais aussi très révélateur des mécanismes d’invisibilisation des contenus que nous observons sur nos vidéos depuis novembre 2025. C’est la grande qualité de ce texte sénatorial: tout y est exprimé clairement. (article complet réservé aux abonnés)

  • L'ère du totalitarisme et de la post vérité : https://m.youtube.com/watch?v=t9ybA0Sy72g&pp=ugUEEgJmcg%3D%3D

  • 23 июл.3604из dynamiquesdeconflit

    Trump approuve un accord sur le nucléaire avec l’Arabie saoudite ➡️ Donald Trump a approuvé un accord de coopération nucléaire civile avec l’Arabie saoudite, ouvrant la voie au développement d’un programme nucléaire civil saoudien avec le soutien d’entreprises américaines. 👉 Selon plusieurs sources, cet accord pourrait également permettre au royaume de développer, à terme, des capacités d’enrichissement de l’uranium sur son territoire. ➡️ Un partenariat prévu sur 30 ans L’accord porterait sur une durée de 30 ans. 👉 Il prévoit notamment la participation d’entreprises américaines, un transfert de technologies et une coopération technique renforcée entre Washington et Riyad. ➡️ Une usine d’enrichissement à l’étude Le projet pourrait conduire à la construction d’une installation d’enrichissement de l’uranium en Arabie saoudite. 👉 Cette étape resterait toutefois conditionnée aux conclusions d’une étude conjointe américano-saoudienne visant à évaluer la faisabilité technique, économique et les garanties de sécurité du projet. ➡️ Un enjeu stratégique majeur Cet accord s’inscrit dans le renforcement des relations entre Washington et Riyad, tout en relançant les interrogations sur l’équilibre stratégique et la prolifération nucléaire au Moyen-Orient. Source Parlons Finance +lien 🚨https://t.me/dynamiquesdeconflit

  • 23 июл.35371из dynamiquesdeconflit

    Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé mercredi qu'il mettait en place un nouveau programme de dépistage de la « carence en testostérone » parmi les troupes, affirmant que ce programme était nécessaire pour leur permettre de fonctionner à leur « plein potentiel ». Ces dépistages seront effectués chaque année dans le cadre des examens médicaux obligatoires pour les militaires de 30 ans et plus, a-t-il précisé. Les militaires de moins de 30 ans peuvent se porter volontaires pour le test. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Hegseth a indiqué que le recours à un traitement hormonal substitutif à la testostérone serait volontaire. Source 👉🏻 Lien 🚨https://t.me/dynamiquesdeconflit

  • grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine (2020) — sur le biorégionalisme dessinent ainsi des voies concrètes de réancrage territorial. Certaines initiatives se développent déjà, sans coordination centrale: épiceries associatives, recycleries, circuits courts, habitats coopératifs. Autant d’embryons d’une économie réinventée par sa base, robuste à défaut d’être performante. L’Europe n’a plus les moyens matériels de l’empire. Elle dispose cependant de ressources intellectuelles extrêmement importantes, et pour certaines engagées. C’est peut-être sa chance historique: devenir la première des grandes puissances contrainte d’inventer la prospérité sans l’abondance. Osons espérer que la civilisation qui a vu naître le capitalisme industriel prédateur, et l’a répandu à travers le monde, sera aussi celle qui le verra disparaître. Une voie sobre, territorialisée et coopérative existe. Elle ne promet pas la richesse. Elle promet quelque chose que le capitalisme ne sait pas offrir: un futur habitable, convivial et désirable. https://www.antithese.info/abonnements/

  • moyennes; la fabrication d’ennemis extérieurs justifie l’état d’urgence permanent et les sacrifices demandés au nom de la «sécurité nationale». L’Europe prise en étau Dans ce monde en recomposition, l’Europe se trouve dans une position structurelle plus délicate encore que celle des Etats-Unis. Dépourvue de ressources fossiles propres, elle peine à garantir ses approvisionnements et se retrouve pénalisée sur tous les fronts. La vague de sanctions qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, puis le sabotage de Nord Stream en 2022, ont accéléré la rupture; il n’en reste pas moins que l’Europe en paie seule la facture énergétique et économique. Privée du gaz et du pétrole russes bon marché sur lesquels reposait une grande part de sa compétitivité, elle subit une dépendance accrue au gaz naturel liquéfié (GNL) américain, beaucoup plus onéreux pour des raisons structurelles et politiques — accélérant une désindustrialisation déjà bien engagée. La solution avancée par certains, consistant à relancer les approvisionnements en gaz et pétrole russes à travers la reprise de relations diplomatiques et commerciales, ne résoudrait pas les questions de fond et relèverait du court-termisme. L’Europe n’est également jamais parvenue à penser une doctrine de guerre économique défendant ses intérêts comme l’ont fait bon nombre de ses concurrents — dernier témoignage en date, sa place de figurante dans la compétition de l’intelligence artificielle. Sur le plan géopolitique, elle s’en tient à une posture diplomatique instable, aux contours de plus en plus illisibles, dont le principal effet est d’accroître ses dépendances et d’offrir son séduisant marché de consommateurs à la mainmise des puissances étrangères. Un laboratoire contraint du monde d’après? Faut-il en conclure que l’Europe est condamnée à s’éteindre lentement, ou à rejoindre à son tour le camp de la brutalité? Ce serait oublier la dialectique de son histoire. C’est précisément sa vulnérabilité matérielle qui fait d’elle un laboratoire contraint du monde à venir. Bien que le politique avance dans le 21e siècle armé de dogmes et de mécanismes obsolètes, nombre de chercheurs et de citoyens engagés travaillent déjà à façonner un futur réaliste. Le modèle qu’il s’agirait de défendre par la force donne lui-même des signes d’épuisement, jusque dans ses bastions. En 2025, le solde commercial agricole de la France est passé dans le rouge, à un niveau inédit depuis un demi-siècle, tandis que son excédent agroalimentaire s’effondrait à son plus bas niveau historique (Pleinchamp). Les Etats-Unis enchaînent quant à eux depuis 2022 des déficits agricoles records, après cinquante ans d’excédents (American Farm Bureau). Voilà le signe d’une dépendance croissante aux importations pour des pays qui se pensaient greniers du monde. Les causes sont multiples, mais le symptôme est éloquent: les rendements plafonnent malgré l’intensification continue des intrants et l’accroissement de la mécanisation de la production agricole. Ceci suggère que, passé un certain seuil, l’accumulation de moyens ne produit plus de performance; elle produit de la fragilité. C’est exactement la thèse que défend le biologiste Olivier Hamant: le vivant ne maximise jamais la performance, il privilégie la robustesse — la capacité à encaisser les fluctuations. Nos systèmes techniciens, optimisés à l’extrême, sont devenus paradoxalement plus vulnérables. La technique se retourne alors contre elle-même. L’économiste français Serge Latouche en tire, lui, la conséquence culturelle suivante: tant que la recherche du bonheur restera indexée sur une consommation croissante de biens et de services, promettre la richesse en produisant de la pauvreté demeurera un horizon absurde. Il propose en réponse le concept de «décolonisation des imaginaires» (Décoloniser l’imaginaire. La pensée créative contre l’économie de l’absurde, 2003). Certaines alternatives, souvent moquées et jugées idéalistes, ne relèvent pourtant pas de la seule spéculation. Les travaux du géographe Guillaume Faburel — auteur de Pour en finir avec les

  • Crépuscule énergétique: l’Europe, laboratoire du monde d’après? Un texte de notre lecteur Charles Peloye A l'ère de la contraction matérielle, la question de la pérennité du capitalisme ne se pose plus seulement en termes idéologiques: elle se heurte à un ensemble de limites physiques. La raréfaction des ressources bon marché modifie les rapports de force et redessine les cartes. Déstabilisées par l'émergence de ce nouvel ordre mondial, les démocraties libérales s'enlisent progressivement dans une dérive autoritaire, voire fascisante. La vieille Europe n'échappe pas à cette dynamique, mais possède des ressources intellectuelles et culturelles qui pourraient lui permettre d'envisager le futur autrement. Le constat n’est plus marginal. L’Agence internationale de l’énergie elle-même l’a acté: la production mondiale de pétrole brut conventionnel — le pétrole «facile», extrait de gisements classiques, celui qui a nourri la croissance depuis le début de l’ère industrielle — a atteint son pic en 2008 (Institut des actuaires). Les alternatives non conventionnelles (pétroles de schiste, sables bitumineux, offshore profond) coûtent plus cher à extraire, en capitaux comme en énergie: le taux de retour énergétique des hydrocarbures — EROI, le rapport de l’énergie produite sur l’énergie investie — décline régulièrement depuis des décennies. La transition énergétique, concept dominant issu d’un récit «phasiste» de l’histoire de l’énergie, ne semble pas en mesure de répondre à cette problématique. C’est la thèse que défend l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans son livre Sans transition – Une nouvelle histoire de l’énergie (2024): «Le poids total des matières utilisées par l’économie a été multiplié par 12 et on a assisté après l’an 2000 à une nouvelle accélération, bien plus forte que la fameuse « grande accélération » des années 1950. Les processus de substitution ont donc pour l’instant toujours été compensés par l’élargissement des marchés, par les effets rebonds et par les réorientations d’usage.» Les énergies ont jusqu’alors vécu en relation symbiotique, s’empilant plus qu’elles ne se substituent les unes aux autres. Il ne s’agit donc pas de prédire une panne sèche imminente, mais de constater une tendance lourde: l’énergie abondante et bon marché, condition tacite du développement du capitalisme, appartient au passé. L’illusion de la prospérité partagée Pendant des décennies, la promesse implicite du capitalisme mondialisé reposait sur un horizon de rattrapage: les pays du Sud global devaient, à terme, accéder au standard de vie occidental. L’Occident élargi (Amérique du Nord, Union européenne, Japon et Océanie) ne rassemble guère plus de 12 % de la population mondiale. L’universalisation de son mode de vie et des besoins énergétiques qui lui sont consubstantiels supposerait des ressources que la planète ne fournit plus au rythme requis. Le développement du Sud et ses nouvelles alliances placent dès lors l’Occident devant un dilemme inconfortable: accepter le déclassement progressif de ses populations et de son économie, ou sanctuariser son métabolisme prédateur par la contrainte. Les opérations de survie des Etats-Unis La guerre menée contre l’Iran, la campagne militaire conduite contre le Venezuela — pays détenteur des premières réserves pétrolières mondiales — et les visées ouvertement affichées sur le Groenland ou le Canada sont à ce titre symptomatiques. Une nation dominante, consciente de ses dépendances et de la fin de son hégémonie, semble prête à toutes les compromissions et actions autoritaires pour tenter de préserver sa richesse et ses approvisionnements. Sur le plan intérieur, la mécanique est tout aussi lisible. Incapables d’acheter la paix sociale avec de la croissance — c’est-à-dire par l’amélioration continue du niveau de vie —, les gouvernements occidentaux l’achètent par la division. La désignation de boucs émissaires (l’immigré, le chômeur, la minorité) détourne les esprits de la frustration matérielle; la polarisation du débat public empêche la constitution d’un front commun des classes populaires et

  • Sommet d’Ankara: le revolver d’Erdogan ou le suicide stratégique de l’Europe Hicheme Lehmici (article disponible en audio, réservé aux abonnés). Le sommet de l'OTAN des 7 et 8 juillet 2026 marque-t-il le moment où l'Europe a définitivement basculé d'une logique de dissuasion vers une logique de préparation à la guerre? Il a en effet consacré une évolution stratégique qui pourrait rapprocher progressivement l'Europe d'une logique de confrontation durable avec la Russie. Lors du sommet de l’OTAN organisé à Ankara les 7 et 8 juillet derniers, Recep Tayyip Erdogan a surpris les trente-deux chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance en leur offrant un cadeau pour le moins inhabituel: un revolver gravé à leur nom, accompagné de ses munitions. Plusieurs dirigeants furent pris de court et s’interrogèrent sur la portée d’un tel présent. Officiellement, Ankara y voyait un hommage au savoir-faire de son industrie de défense. Une explication qui peina pourtant à convaincre. La véritable question est peut-être ailleurs. Pourquoi avoir choisi une arme de poing plutôt qu’un présent plus traditionnel? Le président turc ne s’en est pas vraiment expliqué. Pourtant, le symbole interpelle. En offrant à chacun des dirigeants de l’OTAN une arme gravée à son nom, Erdogan adressait peut-être un message plus subtil à ses partenaires européens: celui d’une Europe engagée dans une dangereuse escalade avec la Russie, au risque de précipiter le continent vers une confrontation généralisée et son propre suicide. Une interprétation qui prend d’autant plus de sens lorsqu’on sait que le président turc n’a cessé, depuis le début de la guerre, de plaider pour une issue négociée avec Moscou et de mettre en garde contre les risques d’une escalade tragique entre la Russie et les pays européens et à propos de laquelle il a toujours affirmé, dans les médias turcs, que son pays n’y participerait jamais. https://www.antithese.info/articles/sommet-dankara-le-revolver-derdogan-ou-le-suicide-strategique-de-leurope/

  • https://youtu.be/j4x5HjbFVTc?is=fr_NVC_hn0YCwSDd

  • La situation se dégrade en France pour les médias indépendants : https://www.youtube.com/watch?v=unRK_z0msu8

  • "Nous avons une fenêtre de 1-2 ans pour changer la trajectoire de l'IA" et la rendre plus éthique. "La rechnologie n'est pas neutre, elle est influencée par des intérets." "Elle risque de concentrer encore plus les richesses entre une pignée d'humains." Tristan Harris https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/ia-il-reste-un-ou-deux-ans-pour-etre-sur-qu-elle-serve-l-humanite-avec-tristan-harris-29302891.html