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  • 7 авг.3 4171

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  • 7 авг.3 280251

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  • 7 авг.3 251382

    Monica Macias : « Fille de deux dictateurs » Née en Guinée équatoriale, Monica Macias est la fille de l'ancien président Francisco Macias Nguema. Francisco Macias Nguema est un dictateur qui a régné sur la Guinée équatoriale de 1968 à son renversement en 1979. Il est renversé en 1979 par son neveu Teodoro Obiang Nguema. Macías Nguema réussit à fuir et s'enferme dans un bunker où il détruit les réserves de change du pays. Arrêté, il est jugé par un tribunal militaire et reconnu coupable de génocide, haute trahison et d'assassinats massifs. Macías est condamné à mort et exécuté par la garde royale marocaine, faute de volontaires parmi des soldats équatoguinéens. Ayant flairé le coup d’Etat qui allait l’évincer du pouvoir, Macias Nguema avait envoyé par précaution sa femme, ses deux filles et son fils en Corée du Nord. Le « Grand dirigeant » nord-coréen Kim Il-sung et Francisco Macias Nguema étaient très proches. Arrivée à Pyongyang à l’âge de 7 ans, Monica y restera pendant 16 années, sous la protection de Kim Il-sung. Après l’exécution de Macias Nguema, Kim Il-sung va s’occuper des enfants de son ami comme s’il s’agissait des siens. Il veillait scrupuleusement à leur éducation, à leur formation idéologique et s’assurait lui-même qu’ils ne manquaient de rien et qu’ils travaillaient bien à l’école. A l’école, Monica apprend des matières peu usuelles : montage et démontage d’une Kalachnikov, stratégie de la guérilla, théorie de la propagande révolutionnaire. Kim Il-sung était un père pour elle. C’est pour cette raison qu’on dit qu’elle a été la fille de deux dictateurs. Monica grandit en Corée du Nord fortement imprégnée de l’idéologie communiste, antioccidentale et principalement américaine. Sa vision du monde va changer lorsque étudiante à l’université des Industries légères de Pyongyang, elle se lie d’amitié avec des étudiants étrangers. C’est eux qui vont l’aider à avoir une vision plus nuancée et moins binaire du monde. Un an après ces rencontres, elle va décider d’aller en Chine. Et même en chine, elle était restée très influencée par la propagande violemment antiaméricaine qui a nourri son enfance. Monica va par la suite aller en Espagne, le pays de sa mère pour achever sa formation. Elle va y rencontrer de nombreuses difficultés. Elle n’arrive pas à s’intégrer dans la société capitaliste. Elle s’y sent très mal. Toutefois, elle va découvrir les joies de la lecture. Pour noyer sa solitude et son mal-être, elle fréquente assidument les librairies de Madrid. A travers ses lectures, elle va se désintoxiquer de la propagande nord-coréenne qui était ancrée en elle. Engaillardie par ses découvertes fondamentales, elle décide de se rendre aux Etats-Unis et en Corée du Sud. Installée en Corée du Sud, elle se sent comme investie d’une mission visant à révéler les vérités historiques aux habitants des deux Corées qui selon elle, ont entretenu depuis des années des clichés erronés les uns sur les autres. C’est dans ce sillage qu’elle va faire paraitre en 2013 un ouvrage, intitulé « Je suis Monica de Pyongyang ». Ouvrage à travers lequel, elle raconte son parcours hors norme. Avec son livre, elle veut leur montrer que même s’ils ont des systèmes politiques et économiques différents, c’est le même pays. Elle vit désormais entre l’Espagne, la Corée du Sud et la Guinée Equatoriale. Elle travaille dans l’importation de produits coréens vers l’Europe et l’Afrique. Elle rappelle dans son livre, qu’elle se sent toujours Nord-Coréenne. Elle raconte aussi qu’elle a subi beaucoup de racisme en Corée du Sud comme en Corée du Nord à cause de sa couleur de peau. Monica Macias n’est plus retournée dans son pays d’adoption depuis plusieurs années. Texte intégral : https://www.arolketchraconte.com/2021/06/29/monica-macias-fille-de-deux-dictateurs/ Arol KETCH - Rat des archives

  • 5 авг.3 105501

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  • 5 авг.3 388511

    👑 NJOYA — LE ROI QUI INVENTA UNE ÉCRITURE POUR NE PAS ÊTRE OUBLIÉ Il a inventé une écriture pour que son peuple ne soit jamais oublié. Alors on a brûlé ses livres. Ibrahim Njoya, 17ᵉ roi des Bamoun, régnait depuis son palais de Foumban. À la fin du XIXᵉ siècle, pendant que l'Europe imposait ses langues au Cameroun, lui fit l'inverse : il créa de toutes pièces sa propre écriture, le shümom. D'abord des centaines de signes. Puis, patiemment, pendant une vingtaine d'années, il affine, simplifie, restructure jusqu'à un véritable alphabet. Avec lui, il consigne l'histoire de son royaume, ses lois, sa médecine, sa mémoire. Un roi qui écrivait son peuple pour qu'il dure. La réponse coloniale fut sans pitié : enseignement interdit, imprimerie royale détruite, manuscrits jetés au feu. En 1931, on l'arrête et on l'exile à Yaoundé. Il y meurt deux ans plus tard, loin des siens. Mais on n'a pas tout brûlé. Des manuscrits ont été cachés, transmis en secret, gardés dans des familles. Aujourd'hui, le shümom s'étudie jusque dans les universités du monde, et le palais de Foumban tient toujours debout. Njoya savait, bien avant nous, une chose simple : l'oubli est la ruse du diable. Une archive, une photo, un souvenir lié à Foumban ou au royaume bamoun ? Écris-nous. #Njoya #Bamoun #Foumban #PatrimoineCamerounais #ArchivesCameroun #Shumom Arol KETCH Rat des archives

  • 2 авг.4 187441

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  • 2 авг.3 915381

    Il y a 25 ans mourait Slim Marzoug. Un ingénieur noir brillant, formé à Paris et aux États-Unis. Son pays ne l'a ni jugé ni emprisonné : on l'a fait enfermer dans un asile psychiatrique. Plus de 30 ans. Son seul « crime » : avoir dit non au racisme en Tunisie. Slim Moussa, dit Marzoug (du nom de sa mère Zina), naît à Gabès, dans le sud tunisien, société aux hiérarchies raciales anciennes. Esprit brillant, il part étudier : ingénierie aéronautique à Paris, puis formation aux USA. Il rentre dans les années 60 non pas assagi, mais aiguisé. Diplômé, il demande une place dans l'État nouvellement indépendant. Selon sa sœur, Bourguiba la lui refuse à cause de sa couleur. Il lui propose un poste d'ambassadeur en Afrique subsaharienne, pour qu'il aille « rejoindre les siens ». Un Tunisien renvoyé hors de sa nation. Blessé mais debout, il repart vers le Sud. À Gabès, il tente l'inédit : fonder un parti politique rassemblant les Tunisiens noirs. Réunions à Mdou, à Arram… Dans les années 60, il devient l'un des tout premiers à porter le racisme anti-Noirs sur la place publique. Trop tôt. Un demi-siècle trop tôt. Le régime y voit une menace : et si le mouvement devenait national ? S'il rejoignait la cause afro-américaine ? La méthode est glaçante : ni procès (une tribune), ni prison (un symbole). On le déclare fou. On l'interne. Hôpital psychiatrique Razi, La Manouba. Plus de 30 ans. Sa sœur a toujours contesté qu'il fût malade : il mena 5 mois de grève de la faim. Le jour de sa dernière arrestation, il était en pyjama. Il enfila son costume, prit un livre. On ne le revit plus. 1987 : Bourguiba tombe. Sa famille monte un dossier pour le libérer. Il refuse de sortir. « Qui me rendra les décennies volées ? » Parti en costume, un livre à la main, il revient chez sa sœur près de 40 ans plus tard, brisé. Il s'éteint en août 2001. On n'a pas seulement enfermé un homme : on a voulu effacer une idée, faire comme si le racisme tunisien n'avait ni visage ni voix. Son histoire fut arrachée à l'oubli par la sociologue Maha Abdelhamid. Hier c’était Slim Marzoug ; aujourd’hui c’est Saadia Mosbah. La militante tunisienne noire, antiraciste Saadia Mosbah a été récemment condamnée à 8 ans de prison, sur la base d’ « accusations infondées » selon Amnesty International L'oubli est la ruse du diable ! — Arol KETCH

  • 1 авг.2 947

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  • 1 авг.3 983

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  • 1 авг.3 862

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  • 1 авг.3 559

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  • 1 авг.2 952

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  • 1 авг.2 88037

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  • 1 авг.3 42225

    Il y a 7 ans mourait l’invincible Super Makia. Il est certainement le meilleur catcheur Camerounais de tous les temps. Il est l’idole de mon enfance. L’oubli est la ruse du diable ! Enfant, les rumeurs les plus folles et fantastiques circulaient à son sujet, relatant à chaque fois ses exploits surhumains. Né le 28 février 1958 à Kumba au cameroun, de son vrai nom Mbeng Jacob, celui qui se faisait appeler "Super Makia" a été indétrônable sur les rings de catch africain. Il a dominé la scène continentale des poids lourds de catch de 1986 jusqu’à son jubilé en 2014. Super Makia livre son véritable premier combat professionnel en 1986, contre le Nigérian Times Man Udo alors Champion d’Afrique. A la surprise générale, il terrasse le costaud Nigérian devenant champion d’Afrique. Titre qu’il va conserver jusqu’à la fin de sa carrière. Durant toute sa carrière, Super Makia a livré 86 matches, remporté 85 victoires, et concédé un match nul en 1990, contre le Nigérian Johny Clang. Un combat l’a durablement marqué ; c’est celui qu’il a livré à Bombay en Inde contre le terrifiant. Big Bolo. plusieurs exploits surhumains à son actif. Il résistait au poids de 20 sacs de ciment posés sur sa poitrine pendant 10 minutes. Des grosses pierres de 50 kg étaient fendues sur sa poitrine avec l’aide d’un marteau bloc. Il tirait à lui seul 50 soldats de chaque main, et quand il a joint ses doigts, 100 personnes ne pouvaient pas les délier. Il était capable de tirer un véhicule de 6 tonnes en arrêt avec ses dents. Super Makia : Force d’hercule et appétit d’ogre. Il avait une alimentation particulière, un appétit d’ogre, il était capable de manger 8 poulets par jour ; deux au petit déjeuner, deux à midi, deux avant le dîner, deux autres pour le repas du soir. Il a été l'acteur principal de la vulgarisation du Catch au Cameroun En 2010, il remporte douloureusement son dernier combat professionnel au Palais des Congrès de Yaoundé face au Sud-Africain Tiger Destroyer.A la fin de sa carrière en 2014, il a organisé un grand jubilé et a été sacré à titre honorifique champion du monde Grand maître, champion d'Afrique poids lourds de catch, à la retraite, il est décédé le 1er août 2019 à l’âge de 61 ans. Le catcheur invincible, a été terrassé par une courte maladie caractérisée par une violente douleur au ventre. Au total, 40 ans de carrière, 86 combats, 85 victoires et 1 nul. Malgré sa petite taille,ce champion trapu et musclé a terrassé plusieurs géants parmi lesquels on peut citer : les terrifiants « Big Bul », « Times Man Udo » ou encore le féroce sud-africain « Tiger Destroyer » Son histoire , ses exploits, sa vie et son parcours en lisant « Mystères et Légendes » du Cameroun en ligne sur Amazon : amazon.fr/dp/2492170632 - Librairie des peuples noirs - Yaoundé - Montée SNI - Immeuble Don Bosco Yaoundé : 6 71 99 66 68 Douala : 6 99 25 15 80

  • 26 июл.6 3271422

    Il n'est jamais trop tard. À 80 ans, Eko Roosevelt reçoit son premier disque d'or. Le titre récompensé, « Tondoho Mba », il l'a écrit il y a plus de quarante ans. Sorti en 1980 sur la compilation Fleurs musicales du Cameroun, puis réédité le 5 juillet 2019 par Pura Vida Sounds, le morceau vient de franchir les 100 millions de streams. Quarante ans entre la création et la reconnaissance. Quarante ans pendant lesquels la chanson a continué d'exister, discrètement, en attendant son heure. Ce que tu construis aujourd'hui n'a pas besoin d'être compris tout de suite. Le talent ne périme pas. Ce qui est vrai finit toujours par revenir à la lumière. Continue. Ton heure arrivera. L'oubli est la ruse du diable ! Arol KETCH Rat des archives

  • 23 июл.6 556501

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