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доля реакций к просмотрам- 13 авг.empêche de s'insérer sur le marché du travail. "Je m'interroge maintenant sur l'ampleur du phénomène, cela pourrait être bien plus large que ce que je crois", estime Derrik Goon.Victimes collatéralesSi certains acceptent de coopérer avec ces organisations, d'autres en sont victimes. Les réseaux nord-coréens utilisent en effet des identités américaines dérobées et revendues sur des sites clandestins. Michael Brown en a fait les frais. "Je l'ai appris en allant voir ma conseillère emploi. Elle s'est rendue compte que j'occupais déjà officiellement différents jobs dans plusieurs Etats américains", raconte-t-il.Au total, son identité aurait été utilisée pour décrocher neuf emplois, pour 100 000 euros de salaires. Michael Brown n'en a évidemment jamais bénéficié. "En revanche, j'ai été blacklisté : je ne peux pas avoir de compte en banque, je ne peux plus demander un crédit habitation".Espionnage industrielLe phénomène inquiète d’autant plus les autorités américaines que ces faux salariés ne se contentent pas seulement de toucher un salaire. Une fois recrutés, ils disposent d’un accès aux réseaux et aux données de l'entreprise, ou peuvent y introduire des logiciels malveillants. "Pour l'instant, il s'agit d'une question financière, mais l'on craint de rapidement basculer sur de l'espionnage industriel ou du vol de propriété intellectuelle", analyse Michael Barnhart, spécialiste américain du contre-espionnage.Selon l’Équipe multilatérale de surveillance des sanctions (MSMT), créée en octobre 2024 par onze pays dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud, entre 1 600 et 3 000 emplois pourraient être occupés à travers le monde par des travailleurs nord-coréens opérant dans ce type de dispositif. "L'argent est réalisé hors du pays et suit un long chemin pour rentrer en Corée du Nord. Le processus passe par plusieurs banques, des transactions en cryptomonnaies, et des opérations de blanchiment", explique le Wall Street Journal.De son côté, Pyongyang, rejette les accusations. Dans une déclaration récente (https://koreanewsservice.com/en-news/dprk-foreign-ministry-spokesperson-on-u-s-groundless-theory-of-cyber-threat/), le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a qualifié les allégations américaines sur la "cybermenace" nord-coréenne d'"accusation politique stéréotypée" destinée uniquement à "ternir l’image" du pays.0,00%
- 13 авг.Faux CV, IA, identités volées… Comment la Corée du Nord infiltre les entreprises occidentales https://www.lexpress.fr/monde/asie/faux-cv-ia-identites-volees-comment-la-coree-du-nord-infiltre-les-entreprises-occidentales-XRDCWTMVKJDW3IQFLLN66LCE4Y/ L'opération pourrait rapporter 800 millions de dollars par an au régime de Kim Jong-un. Selon une récente enquête du Wall Street Journal, des "milliers" de travailleurs qualifiés nord-coréens (https://www.lexpress.fr/monde/asie/face-a-un-monde-imprevisible-kim-jong-un-relance-la-menace-nucleaire-R7G57Q55NRHDNCETD7LDDLJREY/) ont décroché ces dernières années des postes d'informaticiens dans le secteur des technologies, des services, ou de la banque, auprès d'entreprises américaines ou anglaises - et ce sous de fausses identités. L'objectif serait d'abord financier. Isolée économiquement par les sanctions internationales, la Corée du Nord chercherait par tous les moyens à se financer. En effet, le département américain du Trésor estime que jusqu’à 90 % des revenus générés par certains de ces travailleurs pourraient revenir au régime.Une "industrie" de la fausse identitéPour infiltrer les entreprises occidentales, les opérateurs nord-coréens constituent des équipes qui fonctionnent comme de véritables machines à recrutement. Le Wall Street Journal a pu enquêter sur l'une d'entre elles, baptisée Eagle Vision, à partir de données récupérées sur des ordinateurs utilisés par ses membres.Le groupe est composé d'un responsable, qui coordonne les candidatures et le travail de plusieurs informaticiens nord-coréens. Les membres fabriquent des CV adaptés à chaque offre d'emploi, préparent les entretiens, s'entraînent à répondre aux questions des recruteurs. Certains vont même jusqu'à utiliser l'intelligence artificielle pour modifier leur apparence lors des entretiens, ou pour générer des réponses en anglais en direct.En l’espace de trois mois, une seule équipe aurait envoyé des candidatures à plus d’un millier d’entreprises. L’accès à son agenda Google a permis de retrouver 22 entretiens organisés en une seule semaine, sous sept identités différentes. L’équipe aurait finalement décroché près d’une dizaine de postes dans des entreprises américaines et britanniques.Une fois embauchés, certains travailleurs cumulent plusieurs emplois : les salaires peuvent alors atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars par personne et par an. Le gouvernement américain estime que ces opérations sont organisées depuis la Corée du Nord, mais aussi depuis des pays comme la Chine et la Russie, où les autorités américaines ont des difficultés à intervenir.Complices américainsAprès avoir décroché le poste, les agents nord-coréens vont se reposer sur des complices aux Etats-Unis, notamment pour récupérer les ordinateurs professionnels destinés aux salariés, participer à des réunions, ou aider à ouvrir des comptes bancaires. Au total, le FBI affirme avoir arrêté 39 personnes soupçonnées d’avoir participé à ces réseaux ou de les avoir aidés. Tous les complices ne seraient toutefois pas conscients des réelles motivations de leurs recruteurs. "Certains le font en sachant qu'ils enfreignent la loi, d'autres non", estime l’un des enquêteurs du FBI.C'est le cas de Derrik Goon. Ce citoyen américain, qui a fait une partie de sa carrière dans le secteur de la tech', a été recruté par Eagle Vision pour passer des entretiens, récupérer des ordinateurs, ou encore participer à des réunions avec les entreprises. Le travail quotidien était quant à lui assuré par les informaticiens nord-coréens. "Pendant un an et demi, j'ai touché un salaire sans rien faire. Sur un contrat à 75 000 dollars par an, je prenais 50 %". Mais Derrik Goon affirme qu'il ne soupçonnait aucunement travailler pour le compte de la Corée du Nord. Parfois, les recruteurs présentent l'affaire comme un coup de pouce pour faciliter une opportunité professionnelle, expliquant travailler avec de très bons développeurs, mais dont le niveau en anglais les0,00%
- 13 авг.Un jeune homme exilé ramasse une bouée après avoir rejoint Ceuta par la mer, sur la plage d'El Tarajal, alors que des migrants traversent en masse la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol, à Ceuta (Espagne), le 31 juillet 2026.C’est le dilemme du voisinage entre l’Afrique et l’Europe : en attendant que les conditions de vie se rapprochent suffisamment, une échéance lointaine, le développement de l’Afrique va gonfler les rangs des partants. Selon Eurostat, entre 2010 et 2020, autour de 500 000 Africains par an ont obtenu un titre de séjour au sein de l’UE (ce qui exclut, donc, l’immigration clandestine). Entre 2020 et 2025, cette moyenne annuelle était d’environ 750 000. À l’avenir, ce nombre sera de plus en plus important, que les conditions d’accueil en Europe s’y prêtent ou non. Lentement mais inexorablement, la "jeune Afrique", de plus en plus d’origine subsaharienne, va continuer à changer la donne démographique sur le Vieux Continent, comme elle l’a fait depuis un demi-siècle. En 1960, les immigrés africains en France — près de 450 000, alors en grande partie des Algériens — représentaient un peu moins de 1 % de la population (45 millions). En 2023, selon l’Insee, 3,5 millions des habitants en France étaient nés en Afrique, soit un peu plus de 5 % de la population totale. La deuxième génération incluse, ce pourcentage double.Est-ce peu ? Beaucoup ? Trop ? Ces questions sont aujourd’hui confisquées politiquement. Or, elles ne se résument pas à un clivage entre, d’un côté, des "racistes" et, de l’autre, des "rêveurs sans frontières". Dans son numéro du 25 juin 1964, L’Express titrait un dossier "Immigration : la France manque de bras" tout en qualifiant, dans le corps du texte, l’arrivée de travailleurs africains d’"invasion pacifique". Et en 1987, l’inventeur du terme "tiers-monde", Alfred Sauvy, père de la démographie moderne en France, fondateur et, pendant dix-sept ans, premier président de l’Ined, publiait un livre qui se projetait à l’horizon 2010 — L’Europe submergée — avec cette alerte en quatrième de couverture : "N’ayez pas peur de la bombe [atomique], le péril vient d’ailleurs : bientôt, le contraste entre un jeune Sud et une Europe vieillissante sera insupportable". Dans sa conclusion, Sauvy reprochait aux Européens leur peur d’une "question troublante", à savoir : "Viendront-ils, ces jeunes, pour fermer les yeux de ces hommes qui 'ont fait leur temps', ou bien insuffleront-ils une nouvelle vie ?". Que cette interrogation de fond soit restée sans réponse n’a rien d’étonnant. La grande "politique de population" que Sauvy appelait de ses vœux — une politique d’immigration en accord avec le marché du travail, le système de retraite, l’assurance maladie, la politique de logement, l’Éducation nationale... — n’a pas vu le jour depuis quarante ans.Stephen Smith est professeur émérite d’études africaines à l’université de Duke (Etats-Unis) et chroniqueur pour L'Express. Il est notamment l'auteur de La Ruée vers l'Europe (Grasset, 2018).0,00%
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- 13 авг.L’Afrique, dernier reservoir de l'émigrationSi la pression migratoire n’était qu’une fonction de la taille d’une population, les Américains migreraient au Mexique, et non pas l’inverse. Mais l’Afrique n’est pas seulement un géant démographique en pleine croissance (à la fin du siècle, 4 habitants sur dix sur la Terre seront Africains, à l’égal des Asiatiques). Le continent voisin de l’Europe remplit aussi toutes les conditions pour constituer le dernier grand réservoir d’émigration sur la planète. Le profil d’âge de sa population, très jeune, est propice à la quête d’un meilleur sort ailleurs, comme c’était le cas du Vieux Continent au XIXe siècle quand des dizaines de millions d’Européens partaient pour de nouveaux mondes. Ils partaient d’autant plus facilement dès lors qu’une communauté de compatriotes était déjà installée sur leur terre d’élection et pouvait servir, comme aujourd’hui la diaspora africaine, de guichet d’accueil. Enfin, il faut avoir les moyens de partir loin, plusieurs milliers d’euros en fonction du point de départ. C’est d’ailleurs le barrage que nombre de pays subsahariens n’ont pas encore franchi, même si les familles se cotisent pour le surmonter. Ils demeurent trop pauvres — avec un PIB annuel par habitant inférieur à 2 000 dollars — pour permettre à la grande masse des candidats au départ d’atteindre l’Europe (jusqu’à présent, la destination des deux tiers des partants).Le dilemme du voisinage entre l’Afrique et l’EuropeLe Niger est l’exemple extrême du pays trop pauvre pour l’exode. En moyenne, une femme y donne naissance à six enfants, la moitié de la population a moins de seize ans et le nombre d’habitants est passé de 3,4 millions en 1960 à 30 millions aujourd’hui (et doublera d’ici 2050). Si l’on retient comme population active la fourchette d’âge des 15 à 64 ans, chaque année environ un demi-million de primo-entrants arrivent sur le marché du travail, les deux tiers d’entre eux sans diplôme scolaire de quelque niveau que ce soit. Or, le nombre d’emplois dans le secteur formel de l’économie nigérienne — fonction publique et privé confondus — ne comprend qu’environ 200 000 postes en tout et pour tout. S’il y a donc bien un pays qu’on quitterait volontiers en l’absence d’une lueur de prospérité à l’horizon d’une vie, c’est le Niger. Mais ses habitants, dont 80 % survivent seulement grâce à l’agriculture de subsistance, n’en ont pas les moyens (comme, il y a deux générations, toute l’Afrique subsaharienne).0,00%
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- 13 авг.ensuivie (avec un taux autour de 7 %, en moyenne annuelle). Géant économique à la pointe du continent, historiquement grâce à l’extraction minière, l’Afrique du Sud représentait à elle seule 40 % du PIB subsaharien à la fin de l’apartheid et le cap de Bonne-Espérance d’une "nation arc-en-ciel". Aujourd’hui, elle ne compte plus que pour 20 % de tout ce qui est produit au sud du Sahara et subit régulièrement, depuis une dizaine d’années, des convulsions "xénophobes" ou de "ras-le-bol", c’est à nouveau une question de point de vue. Pour les uns, 5 % d’immigrés légaux au sein de la population (soit moitié moins qu’en France) ne devraient poser aucun problème. Pour d’autres, compte tenu d’un taux de chômage de plus de 30 %, le "dumping social" du fait de l’immigration viole la solidarité nationale. Pour tous, le nombre inconnu d’immigrés illégaux sert de variable d’ajustement, soit pour minimiser soit pour exagérer le défi que représente l’afflux depuis l’intérieur du continent.Pareillement, l’ampleur de la migration interne à l’Afrique est soit passée sous silence soit utilisée comme défausse dans la controverse sur l’immigration en Europe (https://www.lexpress.fr/monde/europe/crise-des-migrants-le-modele-albanais-de-giorgia-meloni-sous-le-feu-des-critiques-PCI2DEBJLNCSZJNB3FZXXZLQDM/). Les Cassandres de "l’invasion" escamotent facilement le fait que la plupart des migrants africains restent sur leur continent. Les partisans d’une libre circulation mettent volontiers en exergue que l’Afrique assume l’essentiel du poids migratoire en oubliant (outre que cela implique que l’arrivée massive d’étrangers puisse être un fardeau) que la proportion des migrants quittant l’Afrique ne cesse d’augmenter. En 1960, l’année des indépendances africaines, elle était de 5 %, soit un migrant sur vingt. Aujourd’hui, elle est de 40 %, soit huit migrants sur vingt. Dans l’intervalle, la population africaine est passée de 300 millions d’habitants à 1,5 milliard. Selon la projection médiane de l'ONU, elle atteindra 2,5 milliards d’habitants en 2050.0,00%
- 13 авг.Démographie : la jeune Afrique, dernier grand réservoir d'émigration, par Stephen Smith https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/demographie-la-jeune-afrique-dernier-grand-reservoir-demigration-par-stephen-smith-ZRYDEOKA5VGQPLCWHKACFRQZUQ/ À la manière dont L’Assommoir, d'Émile Zola, fait comprendre l’alcoolisme et la prostitution de misère sous le Second Empire en France, GraceLand, de Chris Abani, témoigne des débuts de la grande migration subsaharienne à la fin du XXe siècle. L'écrivain nigérian s’inspire de son vécu pour raconter la fuite en avant d’un jeune pour qui la vraie vie est une promesse à tenir, plus loin.Publié en 2004, le roman relate la vie d’Elvis Oke, depuis son village natal dans le sud-est du Nigeria jusqu’à son départ aux États-Unis en passant par un bidonville de Lagos. GraceLand désigne l’espérance d’une vie meilleure, idéalement dans la résidence éponyme d’Elvis Presley, l’idole absolue du protagoniste. Mais il pointe aussi — sur le mode sarcastique, donc plutôt comme Disgraceland — le Nigeria, le pays le plus peuplé au sud du Sahara. Au moment de ces faits, à la fin des années 1970, le Nigeria comptait près de 80 millions d’habitants. Il en compte aujourd’hui trois fois plus, environ 240 millions, dont la moitié a moins de dix-huit ans. C’est une république d’enfants et d’adolescents. L’espérance de vie y est de 55 ans, la même qu’en France en 1930. Le rouleau compresseur de la croissance démographique (https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/demographie-le-choc-qui-menace-lhumanite-voici-le-nouveau-monde-qui-nous-attend-IQBK27DFEJHLHAWQO6EKXMDV4I/) — la population nigériane a été multipliée par 13 depuis un siècle, par rapport à un facteur multiplicatif de 1,7 pour la France ou de 5 pour l’Inde — lamine la fameuse "tradition africaine", désormais plus vivante dans l’imaginaire occidental que sur un continent où les "vieux sages" se perdent dans une profusion de jeunesse. C’est un quotidien de rude rivalité entre jeunes — une version locale de La Guerre des boutons— qu’Elvis, après la mort de sa mère, vit dans le bidonville de Lagos, "mi-taudis, mi-paradis, moche et violent mais beau en même temps". Le magnétisme des grandes villes est la face brillante de l’exode rural. Dans la mégapole lagunaire qu’est Lagos (près de 3 millions d’habitants en 1980, plus de 15 millions aujourd’hui), Elvis ne survit que grâce à "Rédemption", le chef d’un gang qui l’entraîne dans une martingale de crimes : vol, trafic de drogues, prostitution, rapt, extorsion de rançon, torture et, enfin, meurtre. Finalement, c’est partir ou périr. Miraculeusement, "Rédemption" procure un visa à Elvis, qui prend l’avion pour les États-Unis. Ce happy end doit beaucoup à la licence poétique. En réalité, après plusieurs séjours en prison pour des raisons politiques, Chris Abani a pu s’enfuir, en 1991, au Royaume-Uni. Huit ans plus tard, un gobelet devant lui en guise de sébile, il joue du saxo sur la plage de Santa Monica, en Californie. Aujourd’hui, il enseigne dans une grande université américaine.L'Afrique, dernier grand réservoir d’émigration sur la planèteContrairement à Elvis Oke, la plupart des migrants africains quittent leur pays pour s’installer dans un autre pays africain, mieux loti. Deux pôles d’attraction — la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud postapartheid (https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/afrique-du-sud-les-raisons-de-la-vague-anti-immigration-par-stephen-smith-2MZX6C5WCVHBPEEXGVFGKKYUEM/) — illustrent les fortunes changeantes de cette migration à l’intérieur du continent. En Côte d’Ivoire, grand producteur de café et, surtout, de cacao, les immigrés, notamment sahéliens, ont contribué au "miracle économique" au lendemain de l’indépendance. Puis leur présence massive — un quart de la population — a été au cœur d’une décennie de guerre civile autour de "l’ivoirité", avant de se solder par la victoire des cosmopolites ou des traîtres à la nation, c’est selon. Depuis 2010, une nouvelle phase de croissance forte s’est0,00%
- 13 авг.prévoit jusqu’à 60 millions de dollars d’investissements pour vérifier l’hypothèse. Elle avait même envisagé l'arrivée de quelque 300 conteneurs de matériel avant un premier forage à l’automne. Le projet a depuis été réduit : un puits plutôt que deux, avec l’espoir affiché de faciliter l’obtention des autorisations. Beaucoup de pétrole et trop de WashingtonGreenland Energy assure que son projet ne présente aucun rapport avec les ambitions territoriales américaines (https://www.lexpress.fr/monde/donald-trump-etudie-un-achat-du-groenland-marco-rubio-evoque-une-rencontre-entre-les-etats-unis-et-QZEHJUTU4ZGLHFJ7PM2N5PG6IE/). Formellement, rien dans les documents disponibles ne permet de confondre les deux. La société possède néanmoins un carnet d’adresses qui rend la précision utile : Phil McGraw, l’animateur américain connu sous le nom de "Dr Phil", a conclu un accord pour documenter l’aventure de ces "prospecteurs modernes" dans une série destinée à la télévision et aux réseaux sociaux. Il a également siégé à la commission présidentielle sur la liberté religieuse et apparaissait récemment dans le Bureau ovale aux côtés de Donald Trump. La population locale, elle, a déjà tranché : en juillet, près d’un tiers des 325 habitants de la ville ont manifesté contre le projet. Quelques jours plus tard, Donald Trump publiait sur Truth Social un photomontage de son visage au-dessus d’un village groenlandais, avec un très sobre "Hello, Greenland !". Pendant ce temps, les investisseurs qui espéraient un "Trump pump", une marque d’intérêt présidentielle susceptible d’envoler la valeur du projet, ont surtout vu le titre Greenland Energy chuter de plus d’un tiers après le report. La société promet désormais de revoir sa copie et de renouer avec les autorités. Le pétrole peut attendre 2027 ; la question, elle, reste immédiate : au Groenland, Washington peut vouloir, les entreprises peuvent forer sur le papier, mais Jameson Land garde encore le stylo qui signe les autorisations.0,00%
- 13 авг.Au Groenland, les ambitions pétrolières américaines se heurtent au droit administratif https://www.lexpress.fr/monde/amerique/au-groenland-les-ambitions-petrolieres-americaines-se-heurtent-au-droit-administratif-TJLFWPO7ONCRHMM5KPBZCT6KPU/ De l’ambition, oui, mais pas encore d’autorisation : Greenland Energy comptait commencer ses premiers forages dès cet automne (https://www.lexpress.fr/monde/comment-une-compagnie-petroliere-texane-liee-donald-a-trump-cherche-a-simplanter-au-groenland-6UPAX7NEPFGGVI6NVCD3HEMPSI/) dans la région reculée de Jameson Land, sur la côte est de l’île. Le calendrier avait un avantage : il allait vite. Peut-être un peu trop… Après l’acheminement en juillet de matériel de forage sans autorisation, le gouvernement groenlandais a infligé un sérieux rappel (https://www.lexpress.fr/monde/groenland-le-premier-ministre-sinsurge-contre-une-visite-americaine-de-haut-niveau-T6RL66IBAJA43P2LCGA3B5DGFM/) de procédure à la société : les évaluations environnementales et sociales ne pourront pas être réalisées à temps, pas plus que les autorisations nécessaires. Au plus tôt, les premiers travaux pourraient désormais commencer à l’hiver 2027. Le détail aurait pu rester une banale histoire de permis. Seulement voilà : depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, rares sont les affaires groenlandaises qui restent purement administratives (https://www.lexpress.fr/monde/le-groenland-face-aux-demandes-maximalistes-des-etats-unis-YBSIG62IVNGXRBTDGEPUNT7OPY/). Le président américain a plusieurs fois affirmé vouloir placer le territoire autonome danois sous contrôle des États-Unis (https://www.lexpress.fr/monde/amerique/il-reverait-sans-doute-dentrer-dans-lhistoire-le-fantasme-groenlandais-de-donald-trump-vu-par-la-5C5MEGCIG5DFPBZZOINDNIPSFE/). Son envoyé spécial pour l’île, Jeff Landry, gouverneur républicain de Louisiane (https://www.lexpress.fr/monde/donald-trump-nomme-un-envoye-special-au-groenland-copenhague-convoque-lambassadeur-americain-NKN7DQDGVFEO3DHQK6PYP5CHRM/), assume même pour objectif de "faire du Groenland une partie des États-Unis". En mai, il annonçait encore que les barils groenlandais pourraient entrer en production "d’ici dix mois environ". Le Groenland répond à ce calendrier américain avec une notion moins grandiose : le droit administratif. Dix ou dix-huit mois de plusSur place, le problème commence à Jameson Land, ville sur la côte est du Groenland. Du matériel destiné au forage y avait déjà été débarqué lorsqu’une difficulté est apparue : Greenland Energy n’avait pas encore reçu l’autorisation de commencer. Les autorités locales lui ont adressé un "avertissement ferme". Mute B. Egede, ancien Premier ministre (https://www.lexpress.fr/monde/europe/visees-de-donald-trump-sur-le-groenland-cette-visite-officielle-qui-met-de-lhuile-sur-le-feu-66RF5QJFZVEGRCCWW53SU6L7QA/) devenu ministre des Affaires étrangères et des Ressources naturelles, a ensuite estimé publiquement qu’un forage cet automne n’était tout simplement "pas réaliste". Il faut dire que l’endroit ne simplifie rien. Les autorités doivent notamment mesurer les conséquences d’un forage dans une zone humide protégée (https://www.lexpress.fr/monde/au-groenland-le-tourisme-sur-une-ligne-de-crete-dans-une-nature-fragile_2178793.html), fréquentée par des oiseaux rares et par les bovins musqués dont dépendent des chasseurs locaux. Le Groenland a cessé d’accorder de nouvelles licences pétrolières et gazières en 2021, invoquant la crise climatique. Le projet actuel bénéficie toutefois d’un héritage administratif : le partenaire britannique 80 Mile détient des licences accordées avant ce changement de politique et Greenland Energy s’est associé à sa filiale White Flame Energy pour explorer la zone. Voilà pour la procédure. Pour l’ambition, les chiffres connaissent moins de retenue. Les responsables de Greenland Energy assurent que Jameson Land pourrait abriter jusqu’à 1 000 milliards de dollars de pétrole brut. La société, créée récemment,0,00%
- 13 авг.Universités : "La hausse des frais d’inscription ne doit plus être considérée comme un tabou" https://www.lexpress.fr/campus/universites-la-hausse-des-frais-dinscription-ne-doit-plus-etre-consideree-comme-un-tabou-YVRQW2D6LNDJPFKRC4AAHSHM6E/ Les candidats à la présidentielle s’empareront-ils de la question du financement des universités ? Pour Gilles Roussel et Jérôme Fournel, auteurs d’un rapport sur le sujet, il y a urgence. Entretien.0,00%
- 12 авг.(https://www.lexpress.fr/monde/proche-moyen-orient/face-a-un-stock-declinant-de-missiles-donald-trump-contraint-de-freiner-son-offensive-contre-liran-V2UTSD4V3ZHU7NHIHUZVYRWZ5Y/)La Jordanie, réputée plus sûreCertaines troupes américaines avaient justement été déplacées vers la Jordanie pour réduire leur exposition. Des militaires stationnés au Koweït, à Bahreïn, au Qatar ou aux Émirats arabes unis avaient été transférés vers des bases jugées plus éloignées de l’Iran et moins vulnérables aux drones et missiles balistiques. Après les frappes de juillet, les commandants américains ont renforcé leurs défenses. Officiellement, le Pentagone nie toute pénurie. Son porte-parole Sean Parnell qualifie de "fausses" les affirmations sur un manque de munitions. Donald Trump assure que les États-Unis disposent de "bien plus de munitions que n’importe qui dans le monde". Mais, selon le New York Times, le président a interrogé Pete Hegseth fin juillet sur la baisse des stocks. Début août, l’armée avait déjà consommé environ 65 % de ses Patriot entre février et juillet.Cette contrainte commence aussi à peser sur les décisions politiques. Fin juillet, Donald Trump a renoncé à de nouveaux raids contre l’Iran après des appels de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar en faveur de négociations. Mohammed ben Salmane lui aurait notamment fait valoir qu’une nouvelle campagne risquait d’entraîner des représailles contre les infrastructures énergétiques du Golfe. Téhéran a donc trouvé une manière très concrète de compliquer la supériorité américaine : obliger Washington à dépenser beaucoup pour arrêter presque tout.0,00%