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  • 156 — ʿAbd Allāh nous rapporte : Azhar ibn Marwān nous a rapporté ; il dit : J’ai entendu Jaʿfar ibn Sulaymān dire : Al-Ḥārith ibn Shihāb m’a dit : « Ô Abū Sulaymān ! Ne va surtout auprès de personne en cette époque. Sois comme le croyant de la famille de Pharaon. »

  • LES MIRACLES VIENNENT AVEC LA SINCÉRITÉ L’histoire du monde ne cesse de nous donner de précieuses leçons. En tout lieu et à toute époque, il existe toujours des parcelles de sagesse que nous pouvons recueillir afin d’en tirer des enseignements et de réussir les épreuves qui nous attendent. Aujourd’hui, découvrons-en une. Il existe une histoire vraie et inspirante qui a été publiée dans le célèbre journal New York Times. Une famille emmena un petit enfant malade pour séjourner quelque temps dans un petit hôtel. Mais il s’avéra qu’il ne restait plus aucune chambre libre : l’hôtel était entièrement complet. Le gérant de l’hôtel, par bonté et avec une grande sincérité, offrit alors sa propre chambre au petit enfant afin qu’il puisse y rester. Il se révéla ensuite que la famille qui accompagnait l’enfant appartenait à une famille extrêmement riche et célèbre, apparentée aux Astor. Cette famille fut profondément impressionnée par Boldt, le gérant de l’hôtel. Elle convainquit alors le magnat nommé William Waldorf de construire un hôtel luxueux à New York et d’en confier la gestion à Boldt. C’est ainsi que fut créé l’un des plus beaux hôtels de son époque, devenu célèbre jusqu’à aujourd’hui et possédant de nombreuses implantations à travers le monde : le Waldorf Astoria Hotel. Boldt semblait toujours bénéficier d’une chance extraordinaire, comme si les bénédictions de la vie venaient récompenser sa sincérité. Pouvons-nous nous entraîner à être sincères dans notre vie ? Pouvons-nous faire du bien à quelqu’un sans que notre nom soit connu ? Pouvons-nous faire sincèrement du bien à une personne que nous ne connaissons pas, sans même lui demander son nom ou son adresse ? Pouvons-nous continuer à prier pour le bien de toutes les personnes que nous connaissons sans jamais leur dire que nous prions pour elles ? Pouvons-nous tuer en nous ce désir d’être célèbres ? Très souvent, c’est précisément ce désir de célébrité qui nous empêche d’avoir un cœur véritablement sincère et désintéressé. La puissance de la sincérité, lorsqu’elle attire les miracles de la vie, est extraordinaire. C’est Allah qui se chargera d’organiser pour nous la récompense de nos actes. Sans même que nous l’attendions, les miracles viendront à notre rencontre. Comme disent les sages : « Celui qui ne cesse de distribuer des fleurs avec un sourire heureux finira par avoir le parfum des fleurs imprégné sur ses mains, où qu’il aille et où qu’il se trouve. »

  • « MONTREZ-NOUS CE QUI NOUS EST UTILE » Il arrivait souvent que les Compagnons viennent auprès du Messager d’Allah afin de lui demander des orientations pour leur vie, pour être préservés dans ce monde et dans l’au-delà, et pour savoir ce qui pouvait leur être bénéfique. Certains Compagnons étaient déjà âgés, comme Qabīṣah par exemple, tandis que d’autres étaient jeunes. Il arrivait également que certains viennent en groupe, dans le but d’obtenir des conseils qui les guideraient vers une bonne vie dans l’au-delà. Leurs demandes de conseils étaient rarement centrées uniquement sur les affaires de ce monde. La plupart concernaient l’au-delà. On voit clairement à quel point ces Compagnons possédaient un remarquable zèle religieux. Il n’est donc pas étonnant que le Messager d’Allah ait dit que la meilleure des générations était celle de son époque. Ils ressentaient la sérénité et la paix dans leur vie, malgré des conditions économiques parfois difficiles. Si les sociétés actuelles prenaient exemple sur l’ardeur de la génération des Compagnons, en se concentrant toujours sur ce qui est bénéfique ici-bas et dans l’au-delà, elles connaîtraient elles aussi la paix et la tranquillité. Il semble qu’aujourd’hui, ce que l’on recherche et poursuit le plus soit la manière d’obtenir les biens de ce monde uniquement. Finalement, la sincérité et la douceur du cœur disparaissent, remplacées par la cupidité et la violence. Les accusations mutuelles, les insultes et les tentatives de se nuire sont devenues un spectacle quotidien. L’amitié et la fraternité se brisent en morceaux, et il devient difficile de les reconstruire convenablement. Nous ne sommes apparemment pas encore convaincus par les versets, les hadiths et les enseignements des sages selon lesquels, lorsque notre relation avec Allah est bonne, nos affaires de ce monde s’améliorent naturellement elles aussi. Lorsque l’au-delà est assuré, le monde d’ici-bas vient également avec lui. N’est-ce pas Allah qui régit toute notre existence ? Il y a une parole que j’ai autrefois lue et qui est restée profondément gravée dans mon esprit : « L’au-delà est la mère, et ce monde est sa fille. Celui qui épouse la fille se voit à jamais interdit d’épouser également sa mère. » Alors, quelle doit être notre attitude envers ce monde ? Prenons-en ce qui nous est réellement bénéfique et utilisons-le pour ce qui est bénéfique. Ainsi, nous serons constamment guidés et orientés vers une vie toujours meilleure.

  • 10 авг.1032из FleursDePoemes

    Un animé de 9 min sur la dure réalité de la vie des enfants de Gaza, entre espoirs et douleurs, Ghayth rêve de libération mais il se réveille face à la dure réalité du quotidien. À montrer aux adultes et aux ados. Ne les oublions pas dans nos invocations

  • 10 авг.10611из FleursDePoemes

    https://youtu.be/_bnRRbRMatE?si=grnPgvv0QjUiAIC4

  • La nourriture de l’âme, le remède aux blessures du cœur. Les assemblées d’étude religieuse sont une nourriture pour l’âme, un véritable apport qui la revigore. Plus nous assistons régulièrement à ces assemblées, plus notre âme s’épanouit et se développe sainement. Les rencontres en dehors des cercles de savoir sont souvent une cause d’inquiétude et d’amoindrissement de notre âme. Si cette situation se prolonge longtemps, il n’est pas impossible que l’âme finisse par mourir. Les assemblées d’étude ne sont pas seulement une nourriture pour l’âme : elles sont également un remède éprouvé aux blessures du cœur et des sentiments. Il arrive souvent que notre cœur soit blessé par une colère qui dépasse les limites, par une déception qui va trop loin ou par une rancœur qui ne s’éteint jamais. Comment y remédier ? Essayez d’assister à des assemblées qui nourrissent le cœur : des enseignements qui exposent sérieusement les messages du Coran et des hadiths, transmis d’un cœur à l’autre. Si Allah le veut, nos sentiments s’en trouveront améliorés. Malheureusement, les divertissements de ce monde, les événements professionnels ou administratifs et les programmes touristiques deviennent plus souvent des prétextes qui nous empêchent d’assister aux assemblées d’étude. Ces assemblées ont tendance à se vider. C’est l’une des raisons pour lesquelles notre vie, de manière générale, est devenue pauvre en sentiments : tout est fondé sur une analyse des profits et des pertes. Vous souhaitez avoir une âme apaisée et un cœur sain ? Alors retrouvons avec enthousiasme les héritiers des prophètes, ces savants qui ne se lassent jamais de transmettre le message de la religion. Puisse Allah accorder à nos savants une longue vie, une bonne santé et leur permettre de continuer à nous guider.

  • 8 авг.163131

    Ihdinā al-Ṣirāṭ al-Mustaqīm. « Guide-nous sur le droit chemin. » Pourquoi demandons-nous sans cesse d’être guidés vers le droit chemin dans notre prière, plus précisément dans la sourate al-Fātiḥah ? C’est parce que le chemin de notre vie ici-bas est rempli de détours et de bifurcations trompeuses qui peuvent nous égarer. C’est parce que notre cheminement dans cette vie est rempli de tentations et d’épreuves. Soyez vigilants et restez toujours aux côtés des gens droits.

  • ʿUthmān Saʿīd ibn al-ʿAbbās (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Lorsque tu fais preuve d'humilité, tu as acquis toutes les vertus. Lorsque tu préserves ta langue, tu as préservé tous tes membres. Et lorsque tu rends tes œuvres sincères (pour Allah), tu as perfectionné l'ensemble de tes actes. » Source : Ḥilyat al-Awliyāʾ wa Ṭabaqāt al-Aṣfiyāʾ (10/401).

  • Subhāna Allāh. Le philosophe Abū Ḥayyān al-Tawḥīdī (310-414 H) déclarait déjà à son époque que la plupart de ceux qui se précipitent à faire le takfīr parmi les muʿtazilites étaient les plus attachés aux causes de la perversité et du déshonneur. Ô combien sont-ils nombreux à notre époque également parmi les mujassimah et autres. Dans son livre al-Baṣāʾir wa al-Dhakhāʾir (4/216) : « Al-Kaʿbī rapporte : « Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Ḥarb a dit : J’ai interrogé Abū al-Hudhayl au sujet de celui qui, parmi les gens du commun, ne dit pas que le Coran est créé : est-il mécréant ? Il répondit : “Non.” Je lui demandai : “Et s’il dit : le ciel n’est pas créé, est-il mécréant ?” Il répondit : “Oui.” Je lui demandai : “Quelle est donc la différence ?” Il répondit : “Parce que la première question fait l’objet d’une divergence, tandis que la seconde fait l’objet d’un consensus.” » Telle est la position d’Abū al-Hudhayl. Quant à moi, je vois que les muʿtazilites de notre époque se précipitent à déclarer les autres mécréants avec autant de rapidité que les fleurs se précipitent vers leur source d’eau. Je ne sais ce qui les pousse à cela, si ce n’est une mauvaise retenue, un manque de vigilance intérieure (murāqabah). La plupart d’entre eux sont les plus prompts à accuser leurs adversaires de mécréance, alors qu’ils sont eux-mêmes ceux qui sont le plus attachés aux causes de la perversité et du déshonneur. Que Dieu — Très-Haut — les prenne en charge, ainsi que tous ceux qui suivent leur voie. »

  • Al-Dārakī, le juriste, prit un jour la parole dans l'assemblée d'Ibn Maʿrūf, qui occupait alors la charge de qāḍī al-quḍāt (juge suprême). Ibn al-Daqqāq s'adressait à lui, et al-Dārakī commit une faute de langue (laḥn). Ibn al-Daqqāq lui dit alors : — « Tu as fait une faute de langue. » Al-Dārakī répondit : — « J'ai vu Abū al-Faraj al-Mālikī débattre avec Abū Isḥāq al-Marwazī. Au cours de la discussion, il lui dit : "Tu fais des fautes de langue ; si seulement tu corrigeais ton arabe !" Abū Isḥāq lui répondit : — "Voilà la première preuve de ton incapacité à poursuivre le débat. Tu sais pourtant que j'ai déjà commis des fautes de langue à plusieurs reprises sans que tu m'en fasses le reproche. Maintenant que l'argument te met en difficulté, tu te mets à critiquer mon expression." Puis al-Dārakī ajouta : — "Oui, je fais des fautes de langue, et j'en ferai encore. Mais discutez avec moi des idées, si vous en êtes capables."

  • Si l'on interroge aujourd'hui un grand nombre de personnes sur leurs espérances ou leurs ambitions pour l'avenir, il n'est pas rare d'être saisi de tristesse devant la pauvreté de certains idéaux, si éloignés des grandes finalités humaines et des aspirations véritablement nobles. Comment, dès lors, espérer que les esprits de notre temps soient à la hauteur des grandes questions, des situations exigeant courage, droiture morale, pureté intérieure et largeur de vue ? Il n'est plus difficile de constater que notre époque est marquée par une entreprise systématique d'appauvrissement des intelligences, de corruption des consciences, d'assèchement de la vie spirituelle, d'affaiblissement de la personnalité et d'asservissement permanent aux influences de ceux qui orientent les masses sans souci de leur véritable bien. On ne saurait échapper à cette entreprise destructrice qu'en engageant une libération personnelle, sans attendre une hypothétique transformation collective. Cette libération passe par la reconstruction de l'intelligence, de l'âme et de l'esprit dans des espaces intellectuels et moraux préservés, capables de rappeler à l'être humain le sens de son existence, la noblesse de sa vocation et la grandeur de sa mission. Cela suppose un retour sincère aux sources de l'islam — le Coran et la Sunna compris selon une compréhension droite — ainsi qu'une fréquentation attentive du patrimoine légué par les générations de savants qui nous ont précédés, notamment dans les domaines de la morale, de l'histoire, des biographies, de la littérature et de la poésie, où abondent les plus hautes expressions des vertus humaines. Il convient également de tirer profit des œuvres de qualité produites par les penseurs lucides de notre époque, lorsque celles-ci nourrissent le lien de l'homme avec son Créateur, réveillent sa disposition naturelle au bien, l'enracinent dans l'héritage lumineux du passé et l'invitent à mettre son intelligence au service de sa propre réforme et de la construction d'une existence fondée sur la vertu et la droiture. Cependant, malgré les dérives qui caractérisent notre temps et malgré la brume épaisse qui obscurcit souvent l'horizon de notre civilisation, il demeure des femmes et des hommes qui ont résisté aux forces de corruption. Ils ont choisi de se tenir à l'écart de leur influence destructrice, vivant selon les plus nobles vertus, protégés par les remparts de l'éthique. Leur intelligence continue de s'abreuver aux sources les plus pures ; ils connaissent la dignité de la mission humaine en ce monde. Ils ont été éduqués dans le sérieux, la noblesse et le goût du beau ; ils vivent de pensées élevées, portent un regard éclairé sur le monde, accomplissent des œuvres utiles et ont préservé leur intelligence des marchands d'illusions qui peuplent les nouveaux marchés de l'asservissement contemporain. Mais les plus éminents d'entre eux, les plus clairvoyants et les plus sages, sont ceux qui ont consacré leur existence entière à rechercher ce qui plaît à leur Créateur. Ils ont ainsi obtenu la sérénité dans cette vie sans compromettre leur bonheur dans l'au-delà. « Ceux-là sont ceux qu'Allāh a guidés ; ceux-là sont les doués d'intelligence. » (Coran 39, 18).

  • L'imam et traditionniste Ibn ʿAbd al-Barr (m. 463 H), qu'Allāh lui fasse miséricorde, rapporte dans son ouvrage Bahjat al-Majālis wa Uns al-Majālis (p. 117) cette parole du grand Tābiʿī Muṭarrif b. ʿAbd Allāh b. al-Shikhkhīr (m. 87 H), qu'Allāh lui fasse miséricorde : « L'intelligence de chaque peuple est à la mesure de son époque. » Quelle parole admirable ! Quelle maxime pénétrante ! Quel éclat de sagesse et de discernement ! Peu d'expressions décrivent avec autant de justesse la réalité humaine, hier comme aujourd'hui. En quelques mots seulement, cette sentence saisit avec une remarquable précision la nature des sociétés humaines. Elle résume leurs sentiments, leurs aspirations, leur manière de penser, leurs actions et leurs prises de position. Une telle formule ne pouvait naître que d'un esprit d'une rare clairvoyance, d'une intelligence profondément éclairée, ayant longuement observé les hommes avant de condenser son expérience en un jugement aussi concis qu'intemporel. Lorsque nous nous tournons vers le passé et parcourons les biographies de ceux qui nous ont précédés, nous découvrons une société qui célébrait la grandeur d'âme, l'honneur, le courage, la générosité, la dignité, la noblesse de caractère, la protection du voisin, le secours apporté aux nécessiteux, ainsi que les œuvres élevées et les idéaux ambitieux. L'utilité commune et les entreprises fécondes constituaient des préoccupations partagées aussi bien par les humbles que par les notables. L'une des raisons de cette élévation intellectuelle et morale résidait sans doute dans la pureté des sources de savoir, fondées sur la sincérité, le sérieux et l'édification des esprits, ainsi que dans la qualité des multiples institutions éducatives, animées par le sens des responsabilités et l'exigence de la transmission fidèle. Celui qui fréquente les ouvrages de biographies et de littérature classique perçoit aussitôt la limpidité de cette civilisation. Il y découvre des esprits indépendants, une éducation familiale soucieuse de former les jeunes aux plus nobles vertus, à la délicatesse des manières et à la beauté du caractère. Les recueils de conseils parentaux en offrent d'ailleurs un témoignage particulièrement éloquent. À l'inverse, lorsque nous observons notre époque et prêtons attention à ce que nous voyons, entendons, lisons et partageons quotidiennement, nous constatons que les choses ne répondent plus aux exigences d'une intelligence élevée, d'une pensée lumineuse ni d'un cœur pur. Les foules se pressent désormais autour des idoles de la futilité. Or la langue arabe associe précisément la futilité à la médiocrité, à la bassesse et à l'insignifiance. Beaucoup semblent avoir réduit leurs aspirations aux plaisirs du corps et à la satisfaction des désirs immédiats. Les heures se dissipent dans le divertissement et l'amusement stérile, tandis que l'édification de l'intelligence, la réforme intérieure et la préparation à la vie éternelle passent au second plan. Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir quelques instants les réseaux sociaux ou les plateformes numériques. On y mesure l'ampleur du désastre : les contenus les plus superficiels, parfois les plus dégradants, accumulent les audiences, les mentions d'appréciation, les commentaires enthousiastes et les hommages adressés à leurs auteurs. À l'inverse, les contenus véritablement utiles — en particulier les enseignements religieux authentiques, les travaux scientifiques sérieux et les œuvres littéraires de qualité — sont trop souvent ignorés, marginalisés ou délaissés. Parmi les symptômes les plus préoccupants de notre époque figure également l'emprise des jeux électroniques. Ceux-ci ne captivent plus seulement les enfants et les adolescents ; ils occupent désormais une place considérable dans la vie de certains adultes, voire d'hommes mûrs, qui y consacrent de longues heures, parfois dans une véritable dépendance, errant sans fin dans ces univers de distraction, d'illusion et d'ivresse numérique.

  • En réalité, nous nous jugeons souvent avec une dureté bien supérieure à celle de nos pires ennemis. Une part de nous répond aux exigences de la vie adulte, tandis qu'une autre demeure cet enfant vulnérable qui a connu un mépris dépassant ses capacités de compréhension et de défense. Les critiques d'aujourd'hui nous paraissent catastrophiques parce qu'elles réveillent une catastrophe ancienne que nous avons déjà traversée. Nous ne parviendrons peut-être jamais à cesser complètement d'être affectés par la critique. En revanche, nous pouvons transformer le sens que nous lui donnons. Notre sensibilité ne doit pas être interprétée comme la preuve d'un défaut moral ou d'une faiblesse personnelle. Elle témoigne plutôt d'un manque ancien : celui de l'amour, de la sécurité affective et du soutien dont nous aurions eu besoin dans les moments de souffrance. C'est cette privation, plus que les critiques elles-mêmes, qui explique pourquoi une remarque passagère peut encore aujourd'hui nous atteindre si profondément. » Fin de citation.

  • Comment accepter les critiques ? Alain de Botton : « Par nature, nous acceptons difficilement la critique. Nous avons le sentiment qu'elle porte atteinte à quelque chose de profondément intime en nous. Une journée peut nous paraître gâchée si nous ne recevons pas les éloges auxquels nous étions habitués sur les réseaux sociaux, si l'une de nos réalisations fait l'objet d'un commentaire abrupt ou si nous apprenons que quelqu'un a parlé de nous d'une manière qui nous déplaît. Pourtant, la souffrance que nous éprouvons ne provient pas tant des critiques d'autrui que de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. L'intensité de notre blessure dépend avant tout de la qualité de l'amour que nous nous portons. Le degré d'affectation que provoquent en nous les remarques négatives révèle, en réalité, le regard que nous portons sur notre propre personne. Lorsque nous sommes intérieurement habités par une solide estime de nous-mêmes, la critique ne constitue guère plus qu'un désagrément passager. Nous sommes alors capables d'accueillir le point de vue du critique lorsqu'il est fondé, d'en tirer un enseignement utile ou, plus simplement, de laisser le temps dissiper le malaise : parfois un dîner agréable suffit à faire fondre la glace, et, au plus tard, la fin de la semaine permet à l'esprit de se libérer du poids de ces remarques. Il est une idée essentielle que nous oublions souvent : nous pouvons apprendre à accueillir la critique avec une certaine légèreté. Rien n'oblige le monde entier à nous apprécier. Rien de ce que nous accomplissons n'est parfait. Il est même possible que certaines personnes nous soient franchement hostiles, voire souhaitent notre échec, alors même que la majorité nous traite avec bienveillance. Dès lors, il n'y a rien d'étonnant, ni de véritablement effrayant, à ce qu'une minorité remette en question notre personne ou nos capacités. En revanche, ceux qui souffrent profondément de la critique la vivent comme une atteinte à leur droit même d'exister. Il suffit qu'ils soient repris avec courtoisie sur un détail de leur travail ou de leurs idées pour avoir le sentiment qu'on leur signifie qu'ils devraient disparaître. Ils ont alors l'impression que le monde entier se moque d'eux, alors qu'en réalité il ne s'agit souvent que d'une ou deux personnes. Ils sont convaincus qu'ils ne parviendront jamais à dépasser cet instant de désapprobation et que ce rejet les poursuivra durablement. C'est là que réside la véritable tragédie. Si les critiques formulées par autrui nous affectent à ce point, c'est qu'elles trouvent en nous un terrain déjà préparé : elles s'allient à une voix intérieure, bien plus ancienne, plus sévère et plus agressive, qui nous juge depuis longtemps. Nous consacrons une énergie considérable à lutter contre ces accusations intérieures qui nous répètent sans relâche que nous sommes incapables, insignifiants, peu dignes de confiance ou dénués de valeur. Dès lors, la critique venue de l'extérieur ne fait que rejoindre un long cortège de condamnations déjà présentes en nous. Elle réactive une haine de soi ancienne, dont elle devient le prolongement. Lorsque nous souffrons de cette manière, il importe de nous rappeler que cette vulnérabilité ne signifie pas que nous soyons plus faibles que les autres. Elle révèle souvent une histoire différente. Il est possible que notre enfance ait été marquée par davantage de blessures que celle de la plupart des personnes. Peut-être avons-nous, autrefois, été humiliés, rabaissés ou dévalorisés sans recevoir, en retour, le réconfort, la protection ou l'assurance dont un enfant a besoin. C'est précisément pour cette raison que les critiques présentes prennent aujourd'hui une telle ampleur. Nous ne savons pas toujours nous défendre contre nos détracteurs, parce que nous n'avons pas été suffisamment confirmés dans notre valeur lorsque nous en avions le plus besoin.

  • Si ce ne sont pas les gens de science — ceux qui portent la science véritable — qui la mettent en avant auprès de la communauté et qui la rendent accessible aux gens, alors ce seront les ignorants qui se donnent l’apparence des savants qui prendront leur place et usurperont leur rôle.

  • Le linguiste et grammairien Majd al-dīn al-Fīrūzābādī al-Shāfiʾī al-Ashʾarī (729-817 H) écrit dans son livre « Baṣāʾir dhawī al-tamyīz fī laṭāʾif al-kitāb al-ʿazīz » (1/68) : « La doctrine des gens de la Sunna est que le Coran est un miracle sous tous ses aspects : dans sa composition stylistique (naẓm), dans ses significations, comme dans sa formulation verbale. Rien, dans la parole des créatures, ne lui est en aucune manière comparable. Il se distingue des discours des orateurs et de la poésie des poètes par douze caractéristiques. Quand bien même le Coran ne posséderait qu’une seule de ces caractéristiques, cela suffirait déjà à établir son caractère miraculeux ; que dire alors lorsqu’elles sont toutes réunies en lui. Ces caractéristiques peuvent être résumées ainsi : la concision et la densité de l’expression ; la comparaison d’une chose avec une autre ; l’usage d’images métaphoriques et de significations subtiles ; l’harmonie des lettres, des mots, des fins de versets et des segments des passages coraniques ; la cohérence des formes grammaticales et des expressions ; la précision dans l’exposé des récits et des situations ; l’intégration de sagesses et de secrets profonds ; l’intensité expressive dans les formulations de l’ordre et de l’interdiction ; la clarté dans l’exposition des finalités et des objectifs ; la mise en évidence des intérêts et des causes qui les sous-tendent ; ainsi que l’annonce de ce qui a eu lieu dans le passé et de ce qui adviendra dans l’avenir. » Fin de citation.

  • « Faire entrer les gens du commun (qui ne font pas partie des spécialistes des sciences religieuses) dans les divergences entre spécialistes, comme le fait le salafisme contemporain dans de nombreuses questions de divergence doctrinale et juridique, constitue une trahison envers la religion, ainsi qu’une forme de populisme et de « banditisme » intellectuel, en s’appuyant sur les masses. Ils savent en effet que la superficialité et le manque d’approfondissement sont des caractéristiques des gens du commun ; ils exploitent donc cela chez eux, répandent parmi eux des compréhensions superficielles qui les séduisent par leurs apparences trompeuses mais non voulues, et les détournent de la jurisprudence approfondie et de la réflexion, sous prétexte que celle-ci serait une philosophie ou une rationalisation excessive face à la Révélation (c’est-à-dire une préférence de la raison sur les textes transmis). Ils multiplient ce type de personnes et s’appuient sur elles contre les gens de science. Ainsi, la religion se corrompt par cela, après qu’ils ont déjà corrompu la science ! Quelle trahison plus grande que celle-là ?! » إدخال العوام (من غير أهل التخصص في العلوم الشرعية) في خلافات المتخصصين ، كما تفعله السلفية المعاصرة في كثير من مسائل الخلاف العقدية والفقهية = خيانة للدين ، ونوع من الغوغائية و(البلطجة) من خلال الاستقواء بالعوام . فهم يعلمون أن السطحية وعدم التعمق سمة العوام ، فيستغلون هذا فيهم ، وينشرون الفهوم السطحية بينهم ، التي تغرهم بظواهرها غير المرادة ، وينفّرونهم من الفقه والعمق ، بحجة أنه تفلسف وتمعقل على الوحي (تقديم للعقل على النقل). ويستكثرون من هذا الصنف من الناس ويستقوون بهم على أهل العلم . فيَفْسُدُ الدينُ بذلك ، بعد أن أفسدوا العلم ! فأي خيانة أعظم من ذلك ؟! — Al-Sharīf Ḥātim ibn ʿĀrif al-ʿAwnī.

  • « Méthodologie et esprit critique » — Ustādh Sayf ʿAbbās hafidhahullāh. https://www.youtube.com/watch?v=60J3ieqbT9w

  • 13 июл.2628из FleursDePoemes

    S'il est dit : Quel est donc l’excuse de vos savants d’avoir autant insisté à s’appuyer sur les preuves rationnelles plutôt que sur la révélation transmise, pour connaître Allāh ? Et pourquoi sont-ils allés si loin dans cette voie ?! Nous répondons : Ce n’est pas parce qu’ils ignoraient que le Livre d’Allah est la clé des connaissances et la source des preuves. Ils savaient pertinemment qu’il n’y a aucun autre chemin en dehors de lui, qu’il n’y a aucune preuve après lui, et qu’en dehors de lui il n’y a ni haltes de nuit pour le voyageur, ni lieux de repos pour atteindre la connaissance. Mais ils visaient plutôt deux objectifs : Le premier : Les preuves rationnelles sont déjà présentes dans le Livre d’Allāh de manière concise, avec éloquence, et évoquées par allusion avec une grande rhétorique qui mentionne les fondements, sans détailler les branches et leurs ramifications. Les savants ont donc complété cette concision [par le développement]. Ils ont expliqué ces allusions en apportant les détails nécessaires, et ils ont exposé toutes les branches et les questions qui s’y rattachent. Le second : Ils ont voulu éclairer les athées et faire comprendre aux hérétiques que la simple raison dont ils se réclament et qu’ils prennent comme critère, n'aboutit pour eux vers aucun sort favorable. Ils ont donc utilisé leurs termes qu'ils ont redéfinis entre eux, et ils les ont employés dans leurs propres débats afin de se rapprocher d’eux et de les affronter sur leur propre terrain. Le but était de leur montrer que, quelle que soit la voie empruntée, que ce soit par le biais textuel ou rationnel, ils (les hérétiques et athées) n’aboutissent en réalité à rien de concret. - Al-Qādī Ibn al-`Arabī al-Mālikī

  • Assalāmu ʿalaykum wa raḥmatullāh. Avec quelques frères, nous travaillons actuellement sur un projet de grande envergure dans le domaine de la daʿwah. Son objectif principal est de rassembler les différents acteurs engagés dans la daʿwah — qu'elle soit écrite, orale ou audiovisuelle — sans distinction de support. Ce projet s'adresse aux frères de tradition ashʿarite, māturīdite ou atharite mufawwiḍ, qui partagent une opposition au salafisme moderne (najdisme), dans l'espoir de favoriser une meilleure coordination et de mettre les efforts en commun au service de la daʿwah. Si ce projet vous intéresse et que vous souhaitez en savoir davantage, n'hésitez pas à me contacter en message privé.