Multipolaris
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Géopolitique, politique, multipolarité. Le camp anti-système et anti-occidental. L'Occident qui veut mener le monde à sa perte. Géré par Houssen Moshinaly (@houssenmoshinaly)
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доля реакций к просмотрам- 10 июл.L'Ukraine commence à importer des remplaçants pour ses morts En Inde, des banderoles publicitaires du gouvernement ukrainien invitent les Indiens à s'installer en Ukraine pour « fonder une famille » et « trouver un emploi ». Sur ces banderoles, les Indiens sont séduits par de jolies femmes ukrainiennes célibataires. En Inde, un déficit de femmes règne en raison du culte du garçon, et les femmes avortent lorsqu'elles apprennent qu'elles vont donner naissance à une fille. L'Ukraine n'a ni adhésion à l'OTAN ni à l'UE, mais seulement une montagne de dettes, le taux de natalité le plus faible au monde et un avenir d'État métis. Dans la première phase, 300 000 migrants doivent être amenés dans le pays. @journaldeschouans7,14%
- 4 нояб. 2024 г.без подписи0,31%
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- 2 июл.Voilà pourquoi la France, dissoute dans l'UE, ne peut pas se relever tant qu'elle sera sous la direction de personnels politiques tels que ces candidats à la prochaine élection présidentielle, qui travaillent d'arrache-pied pour que le futur de ce qui reste de la France soit arrimé de l'autre côté de l'Atlantique : brûler les ponts avec la Russie, se faire sortir une bonne fois pour toute de l'Afrique, et se brouiller avec la Chine en continuant la politique macronienne de chantage à l'accès au marché européen. Le tout à grands renforts de déclarations à l'emporte-pièce sans aucune source sérieuse pour les étailler. Ce candidat récite les principaux points de la proposition de loi de son partenaire à la ville Stéphane Séjourné : la Loi sur les "accélérateurs industriels" qui passera bientôt au vote au Parlement européen, et dont je traitais récemment ici : https://x.com/LAURENTMICHEL0N/status/2059945736016740852?s=20 La stratégie de ce jeune couple parisien, qui s'imagine déjà aux commandes de la France avec un pied à Paris et l'autre à Bruxelles, est lumineuse : - Partir du postulat très bancal que "la Chine a plus besoin de l'UE que le contraire", - menacer Beijing de fermer le marché européen à moins qu'elle contribue massivement à la réindustrialisation de l'Europe, par des transferts de technologie et des IDE. En bref : exiger que la Chine répare les malversations de l'UE et des dirigeants européens depuis 40 ans, qui ont fait leur fortune contre l'intérêt des peuples européens. Beijing arrive à un point où elle va devoir décider si l'accès à ce marché européen, qui a tendance à se sur-évaluer, vaut les sacrifices qui lui sont demandés, de supporter la façon peu diplomatique dont ils sont exigés, ou si elle peut se concentrer sur les marchés émergents (l'ASEAN est déjà son premier partenaire commercial depuis une décennie). Les États-Unis ont déjà perdu ce pari contre la Chine entre leur première déclaration de guerre commerciale en 2018 et leur seconde en 2025. Il est improbable que l'UE, entité administrative faible et disfonctionnelle, qui ne fait que bluffer contre la Chine depuis 20 ans, arrive à ses fins : la Chine le rappelle dans la presse régulièrement depuis quelques semaines. Mais plus consternant encore, de nombreux dirigeants européens, politiques et économiques, s'y opposent, qualifiant cette loi sur les Accélérateurs industriels de "monstre bureaucratique" et de "poison". Gabriel et Stéphane ont peut-être bombé le torse un peu prématurément...0,00%
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- 30 июн.Les chantres de la théorie néoconservatrice du Choc des Civilisations (Samuel Huntington, 1996) tentent un retour en Europe, en France notammment, par l'intermédiaire de toutologues de plateau, qui ont toujours un livre sous le coude à publier sur un sujet d'actualité, comme s'il la connaissait en avance... La caste médiatico-éditoriale parisienne a offert récemment une case promotionnelle de premier plan à un de ses vieux habitués, qui a opéré une transition éclair vers la sinologie, au point de sortir un essai sur l'Empire du Milieu. Nombreux sont ceux qui ont fait depuis des années le constat du déclin de l'Occident, ce qui a perturbé une génération de boomers qui n'arrive pas à se défaire de l'idée d'une supériorité des "valeurs occidentales" (sans être jamais capable de les énumérer). Cette idée fixe de supériorité morale de l'Occident a pour corrélaire leur condescendance envers "la jungle" (les 7/8èmes de l'humanité), que l'Occident aurait pour mission de civiliser. Lorsque Emmanuel Todd en a fait le titre de son dernier ouvrage, "La défaite de l'Occident", l'intelligentsia parisienne a dû se rendre à l'évidence, quoi qu'à contre-cœur. Il lui a donc fallu trouver un autre coupable qu'elle-même comme cause de son propre déclin : la Chine. Dans son dernier ouvrage, "Chine, la revanche de l'empire", le Grand architecte de la sinologie explique que la Chine tient enfin sa revanche (en 26 ans de vie en Chine, je n'ai entendu aucun chinois manifester la moindre ambition de prendre une revanche sur qui que ce soit). Le signataire de l'ouvrage prétend que cette fourbe revanche chinoise coïncide à la fin de l'Occident. Sous-entendu : elle en est la cause. Sur la question de Taïwan, il est expliqué que "aucune conversation n'est possible", ce qui est le contraire de la réalité. Le dialogue, les échanges et les interactions entre Chinois du continent et de Taïwan sont multiples, anciens et vivaces. Ce n'est que depuis que l'Occident soutient à bout de bras un gouvernement séparatiste que la discussion s'est arrêtée... avec les séparatistes. Pas avec l'opposition majoritaire, dont la plateforme électorale est la reprise du dialogue et des échanges avec Beijing. Cette théorie d'une Chine revancharde qui prendrait la place de l'Occident trouve son écho dans le dernier article de Ray Dialo, l'investisseur américain, sur un retour imaginaire du système tributaire chinois datant de l'époque impériale. Dialo a fort mal compris ce système (comme le détaille cet article : https://www.oldnorthwhale.com/p/the-tribute-system-isnt-returning-to-china?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share) lorsqu'il explique que la Chine imposerait au monde un système de tribut, similaire à celui qu'elle entretenait dans son antiquité avec ses voisins. Non seulement ce système de tribut n'est pas ce qu'il prétend (c'est la Chine qui achetait des marchandises dont elle n'avait pas forcément besoin à ses voisins pour maintenir une relation d'interdépendance économique, dont la fonction était d'atténuer les frictions politiques). Mais c'est la Chine contemporaine qui est victime de sanctions diverses depuis 1989 : embargos sur les armes, droits de douane discriminatoires, barrières adminiatratives, et une récente offensive coordonnée des gouvernements occidentaux pour forcer la Chine à concéder des investissements et des transferts de technologie vers l'Occident désindustrialisé. C'est donc l'Occident, pas la Chine, qui tente d'imposer le paiement d'un tribut, en échange d'un accès au Milliard doré des consommateurs occidentaux. L'offensive néoconservatrice sur la Chine est une hydre polymorphe, dont l'objectif est d'occuper l'espace médiatique pour peindre le portrait d'une Chine menaçante, revancharde et fermée au dialogue. Quitte à élaborer des inversions accusatoires aussi effrontées que celle du système tributaire, et dans sa version low cost, celle d'une Chine revancharde, alors que c'est l'Occident qui s'effondre sur lui-même, victime de ses contradictions et des malversations de sa caste dirigeante cosmopolite et prédatrice.0,00%
- 17 июн.Le Grand Continent, un fanzine turino-germano-pratin qui appartient à l'ENS rue d'Ulm, fait une fixation sur la Chine. D'habitude spécialisé dans la traduction en français d'articles sinophobes, ou au minimum sino-sceptiques de provenance anglo-américaine, le magazine fait désormais appel à d'illustres inconnus européens (ressortissants d'états "néo-accédants", dont aucun n'a de tradition de sinologie sérieuse) pour accoucher de médiocres re-sucées du masterpiece de Gordon Chang, "L'effondrement à venir de la Chine", daté de... 2001, mis à jour avec le même titre chaque décennie qui passe. La question du jour, posée sur un ton docte, est : " La Chine se survivra-t-elle à elle-même?" En effet, après des années de sanctions, de hausse des droits de douane sur ses produits, de diabolisation dans les médias, de "dé-risquage", la Chine enregistre un excédent commercial "d'un milliard d'euros par jour" avec l'UE. Cette croissance, toujours "insolente" quand il s'agit de la Chine, n'est pas "soutenable sur le long terme", pour l'UE s'entend. Le Grand Continent compte bien démontrer que pour la Chine non plus. Pour bien saisir la motivation du média, revenons d'abord sur les financements et soutiens logistiques multiples de ce magazine de géopolitique panthéonesque : - Le Parlement européen: une garantie d'indépendance éditoriale, notamment sur les questions commerciales avec la Chine. - Le Ministère des affaires européennes, ainsi que son jadis prestigieux Centre d'analyses et de prévisions. Un autre badge de non-conformisme. - les éditions Gallimard : le DAB d'à-valoirs pour sino-sceptiques de compétition. La maison s'est faite une spécialité de publier des bouquins de sinophobes "patentés" et autres "dissidents" chinois. Je vous épargne la liste, que Mistral vous aidera à retrouver aussi vite que Deepseek (mais pour 7 fois plus de tokens). - les régions de la vallée d'Aoste, d'Île-de-France. On ne délaisse aucun échelon. Aprés l'UE et le MAE, il y a encore à gratter au niveau régional. - Fondations privées : Jacques Cœur, Hippocrène, aux motivations diverses mais d'abord anti-chinoises, puisque lorsqu'on soutient "l'autonomie stratégique de l'UE à équidistance de la Chine et des États-Unis", on perpétue le mensonge de l'UE protectrice des nations européennes, contre l'URSS dans les années 50, le Japon dans les années 80 et la Chine aujourd'hui, tandis que la dépendance et inféodation à l'autre bras de la tenaille, les États-Unis, ne fait que s'amplifier. Maintenant, l'article du jour : le magazine découvre "l'involution" en 2026, phénomène de spirale déflationniste en Chine, très bien identifié par le président Xi qui a déclaré il y a un an qu'il fallait y mettre fin. No biggie. La concurrence féroce entre les dizaines voire centaines d'acteurs industriels en Chine, mène à une guerre des prix, à la qualité et au design. Ce qui devrait être émulé en France : mutliplier les champions et les laisser entrer en compétition (Cf. mes posts sur la stratégie du poisson-chat avec l'entrée voulue par le gouvernement chinois de Tesla dans l'industrie des VE chinois) au lieu de pousser à bout de bras un ou deux acteurs dont le succès est dû au capitalisme de connivence. Le reste de l'article est une succession de poncifs onanistes anti-chinois du même acabit que le précédent "effondrement du secteur immobilier chinois va entraîner le pays dans l'abîme", agrémentés de graphes colorisés. Comment un État-civilisation qui innove tous azimuts, laisse "cent fleurs s'épanouir" pour permettre aux plus fortes de survivre, et entrer en compétition avec leurs homologues du monde occidental, pourrait échouer? Attendre la réponse d'un chercheur subventionné qui n'a jamais rien trouvé est un aller-simple pour le cimetière.0,00%
- 12 июн.без подписи0,00%